Clairement, l’Algérie joue gros pour les Jeux Méditerranéens 2022 qu’organisera Oran du 25 juin au 05 juillet prochains. Et les responsables du pays ont compris qu’une défaillance porterait un sérieux coup à l’image du pays. Après le rapport préoccupant émis par le Comité International des Jeux Méditerranéens (CIJM) sur l’avancement des préparatifs dans la ville hôte, M. Abdelmadjid Tebboune, président de la République, s’est personnellement penché sur le dossier des JM-2022.

Par Mohamed Touileb
Malgré les assurances de Mohamed Aziz Derouaz (Commissaire des joutes) le Chef de l’Etat entend garder la main sur le dossier des JM 2022. L’objectif est d’éviter tout couac susceptible d’écorner l’image du pays qui s’impose comme préoccupation principale dans le contexte actuel. D’autant plus que le sport a une portée diplomatique et politique non négligeable aux yeux des différentes nations.

Les mesures du Président
En effet, M. Tebboune a, lors d’une réunion du Conseil des ministres tenue dimanche, instruit le ministre de la Jeunesse et des Sports, Abderrezak Sebgag, pour « créer dans l’immédiat une instance chargée du suivi des préparatifs avec la participation de personnalités hautement qualifiées et expérimentées dans la gestion des manifestations sportives internationales, répartir les responsabilités et veiller à une coordination constante avec les autorités locales et tous les acteurs ».
En outre, M. Tebboune a ordonné « le lancement d’une consultation internationale pour la sélection d’opérateurs en matière de matériel sportif » non sans insister sur l’importance de « veiller à assurer aux athlètes algériens tous les moyens afin de les préparer et améliorer leur niveau pour s’adjuger les premières places en termes de médailles pour honorer l’emblème national ». En plus d’une bonne organisation, le successeur de feu Abdelaziz Bouteflika à la Présidence du pays souhaite une participation qualitative des athlètes algériens lors de cette manifestation dont l’importance dépasse clairement le cadre purement sportif.
Ces mesures prises par la haute sphère politique du pays viennent confirmer une volonté de réussir à organiser des « Méditerranéades » de haute qualité pour prouver que l’Algérie est en mesure d’accueillir ce genre de défis. Il n’est donc pas question de fiasco organisationnel pour le Président de la République.

La plus sérieuse des garanties
Pour sa part, Derouaz a indiqué dimanche dernier que « beaucoup de choses ont été dites quant à la capacité de notre pays d’être prêt le jour J, mais je dirais qu’il y avait des inquiétudes par rapport à deux aspects contractuels liés au contrôle anti-dopage ainsi que la présentation des scénarios des cérémonies d’ouverture et de clôture qui devaient être présentés le mois de mai dernier. Le dossier des kits anti-dopage a été réglé et les scénarios des cérémonies seront présentés au CIJM lors de la prochaine visite des chefs de mission à Oran, prévue du 8 au 12 décembre »
L’ancien sélectionneur de l’équipe nationale de handball, qui a géré le MJS un certain temps, avait aussi assuré que « l’inquiétude du CIJM a été précédée d’abord par l’inquiétude des autorités algériennes quant à l’évolution des préparatifs et la réalisation des infrastructures abritant cet évènement méditerranéen ». Cette révélation a été confirmée par les mesures décidées par M. Tebboune. Les inspecteurs du CIJM attendus dans les jours à venir à Oran ne pouvaient pas avoir de meilleures garanties pour leur compétition.