C’est officiel : les élections législatives auront lieu le 4 mai prochain. Le président Abdelaziz Bouteflika, qui a convoqué, jeudi, le corps électoral pour l’élection législative, l’a ainsi fixée pour le 4 mai 2017.


Intervenant dans un communiqué de la présidence de la République répercuté via l’agence presse service, il est expliqué que «conformément aux dispositions de l’article 91-6 de la Constitution et des dispositions pertinentes de la loi organique n° 10-16 portant régime électoral, Abdelaziz Bouteflika, président de la République, a signé, ce jour (jeudi), un décret portant convocation du corps électoral pour l’élection des membres de l’Assemblée populaire nationale, le jeudi 4 mai 2017 ».
Ce même décret a défini la période du 8 au 22 février 2017 pour la révision exceptionnelle des listes électorales, précise la même source. Cette révision exceptionnelle intervient après la révision annuelle qui a eu lieu du 1er au 30 octobre 2016 pour permettre aux citoyens ayant atteint l’âge de 18 ans révolus au jour du scrutin non-inscrits sur les listes électorales à s’inscrire dans leur commune de résidence. La nouveauté par rapport aux précédents rendez-vous électoraux est que les prochaines élections bénéficieront notamment des avantages offerts par les nouvelles technologies, dont l’actualisation des listes électorales, grâce au registre national de l’état civil désormais informatisé. « Ce qui va éviter la double inscription et facilite la radiation », est-il précisé dans le communiqué. « L’introduction des TIC permettra ainsi à l’administration d’établir des listes électorales des citoyens d’une manière très aisée et rapide conformément à la loi organique relative au régime électorale, qui stipule que nul ne peut être inscrit sur plusieurs listes électorales ».
Mais pas seulement, puisque les nouvelles technologies devraient également selon le communiqué « faciliter la révision des listes électorales lesquelles ont subi de grandes modifications en raison de nombreuses opérations de relogements effectuées dans de nombreuses régions du pays ». A ce propos, il est utile de noter qu’à l’issue de l’opération de révision annuelle des listes électorales, le corps électoral comprend 22 079 578 électeurs. C’est le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, qui a révélé ce chiffre en novembre dernier. Le ministre n’avait pas manqué à cette occasion de soutenir que « les prochaines élections seront d’un plus haut niveau et que la nouvelle Constitution sera le principal garant de la transparence et de la régularité des élections, grâce aux lois qu’elle renferme, ainsi que la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), qui sera indépendante à 100% ».
Il faut rappeler en outre que les législatives du 4 mai prochain auront lieu à l’issue d’une révision constitutionnelle adoptée en février 2016 ayant institué une Haute instance indépendante de surveillance des élections  (HIISE).
Cette nouvelle instance, différente de ses précédentes, stipule qu’elle « introduit de nouvelles garanties de transparence des élections et de probité, ayant eu pour corollaire la révision de la loi portant régime électoral».