La JS Kabylie a gagné (2-0) mardi lors de la réception de l’US Gendarmerie Nationale (Niger) pour se qualifier au prochain tour de la Coupe de la Confédération CAF. Sur le chemin, le second représentant algérien dans le tournoi africain a perdu son entraîneur Youcef Bouzidi, dont la mission a pris, comme convenu préalablement, fin juste après la fin de la partie. Il sera suppléé par Denis Lavagne, dont l’arrivée fait déjà couler beaucoup d’encre. Le technicien français sera le 6e coach à collaborer avec le président Chérif Mellal qui a engagé 5 autres techniciens avant lui. Le tout en 2 ans et 10 mois aux commandes du Directoire.

A première vue, il n’y avait pas de raison valable pour se passer des services de Bouzidi qui a été dépêché en pompier après que le Tunisien Yamen Zelfani a été remercié en novembre dernier. Mais il s’est avéré que le technicien de l’Algérien soit plus un driver chargé du provisoire plus que le long terme. Lui qui avait permis aux « Lions du Djurdjura » de se sauver au terme de la saison 2017-2018 et de disputer une finale de Coupe d’Algérie perdue contre l’USM Bel-Abbès.

A quoi obéissent ces décisions ?
Son employeur, Chérif Mellal, ne l’a laissé exercer que 7 matchs pour une copie de 4 succès, 2 nuls (en déplacement important de le préciser) et 1 seule défaite (elle était lourde et à domicile contre le CR Belouizdad vainqueur 3 buts à 0). Après le succès contre l’AS Aïn M’lila et savant que son sort était déjà scellé, Bouzidi a estimé, ironiquement, qu’ « aujourd’hui, Avec un nul que je considère positif à Biskra, une victoire au Niger, une autre à Chlef et aujourd’hui on gagne face à l’ASAM et on prend trois points. Maintenant s’il y a un ‘’Jean-Jacques’’ ou bien un ‘’Van-Damme’’ venir pour remplacer le pauvre petit Youcef Bouzidi simple enfant d’Hussein-Dey, moi je n’ai aucun problème avec ça. Mes valises sont déjà prêtes et je serai ce soir à Hussein-Dey.»
Dans cette histoire, c’est certainement le président du « Canaris » qui mérite d’être « trollé » tant il fait dans la gouvernance folklorique à la tête d’un team aussi prestigieux que la JSK. Le club le plus titré du pays se retrouve entre les mains d’un homme qui prend des décisions cruciales sur des coups de tête et selon son humeur. Il ne s’agit pas de Bouzidi ou autre mais de la politique sportive (si politique il y a) que le successeur de Mohand-Chérif Hannachi.

Dumas, l’exemple édifiant !
D’ailleurs, on se souvient tous de la manière dont il s’était séparé de Franck Dumas qui avait réalisé de superbes résultats avec notamment la 2e place en championnat à l’issue de la séquence 2018-2019. Ses poulains ont terminé le challenge à une seule unité d’écart seulement de l’USM Alger sacrée championne. Le technicien français détient le record de longévité avec 363 jours et 32 rencontres sur le banc (16 victoires, 7 nuls et 7 défaites). Sacré exploit.
La raison était qu’ « Il (Dumas) a ses propres objectifs et nous avons les nôtres. Je pense que c’est de notre droit d’opérer un tel changement. C’est la direction qui décide et qui fixe les objectifs du club. On veut grandir, aller de l’avant. Nous serons engagés sur trois fronts, c’est un véritable challenge qui attend l’équipe Cependant, il a fait du bon boulot et on le remercie infiniment pour tous les efforts fournis, au cours du précédent exercice.» Aujourd’hui, il est driver du CRB et réalise les résultats que tout le monde connaît.
Clairement, Mellal met son égo et sa tendance à vouloir s’immiscer constamment dans les choix techniques mais aussi à faire dans le recrutement « bas de gamme » avec des joueurs issus des divisions inférieures dans l’espoir de faire des plus-value à la revente sont en train de plomber le club. Denis Lavagne, chef annoncé de la barre technique, devra s’armer de courage et de docilité pour pouvoir durer au poste. Si l’on considère les antécédents de son empoyeur, Il n’est pas certain d’aller au terme de son contrat de 3 ans à 12.000 euros/mois.