Dans un entretien accordé hier à L’Equipe, Gianni Infantino, le président de la FIFA, se prononce contre d’éventuelles sanctions pour les douze clubs qui ont souhaité lancer une Super Ligue en avril dernier. « Je préfère toujours privilégier le dialogue par rapport au conflit, même dans les situations les plus délicates », a souligné le dirigeant italien. Le dialogue d’abord. Alors que l’Europe du football a connu un séisme à la fin du mois d’avril lorsque douze clubs ont souhaité lancer la Super Ligue (avec le Real Madrid, FC Barcelone, Atletico Madrid, Manchester United, Manchester City, Liverpool, Chelsea, Arsenal, Liverpool, Tottenham, Juventus, AC Milan et l’Inter), Gianni Infantino prône l’apaisement même si les fondateurs font face à d’eventuelles sanctions de l’UEFA.

« Il faut réfléchir au conséquences »
« Il faut toujours faire attention quand on parle de sanctions. De quelles sanctions parle-t-on ? C’est vite dit qu’il faut punir. C’est même populaire – ou populiste – parfois. Mais il faut aussi réfléchir aux conséquences d’éventuelles sanctions : en punissant par exemple un club, vous punissez aussi des joueurs, des entraîneurs, des fans, qui n’y sont pour rien, a déclaré Gianni Infantino à L’Equipe ce mercredi. Ceci dit, je préfère toujours privilégier le dialogue par rapport au conflit, même dans les situations les plus délicates. Et surtout, il faudrait éviter de parler de guerre quand on parle de football et quand le monde souffre d’une pandémie sans précédent. » Lorsque la Super Ligue a été lancée, l’UEFA avait indiqué que les joueurs qui joueraient cette compétition seraient «bannis» de leur équipe nationale. Mais après 48h seulement, la quasi-totalité des clubs, hormis le Real Madrid, le Barça et la Juventus, s’est officiellement retirée du projet. «La création d’une ligue fermée, ‘séparatiste’, en dehors des structures du football international, est évidemment non seulement inacceptable, mais tout simplement inimaginable», a conclu le président de la FIFA. n