Lors du tournoi football des Jeux Méditerranéens Oran-2022 (25 juin – 06 juillet), l’Algérie et le Maroc U18 ont évolué dans la poule ‘’A‘’ que complétaient la France et l’Espagne. Les juniors marocains ont dominé les Algériens (0-2) lors de la 2e journée. Un résultat qui a permis à Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), de placer, d’une manière intentionnelle, des tournures condescendantes et inacceptables à l’endroit de notre équipe nationale. Une attitude qui ne peut qu’attiser la haine et accentuer les tensions sur les plans sportif et diplomatique.

Ça aurait été de bonne guerre s’il n’avait pas fait preuve de dénigrement en ne voulant volontairement pas prononcer le nom de l’Algérie. Lors d’un passage dans une émission radio marocaine, Lekjaa est revenu, brièvement mais en dérapant, sur la participation des « Lionceaux de l’Atlas » aux Méditerrannéades 2022 d’Oran.
La sélection du Maroc a pu atteindre le carré d’as avant de se faire sortir par l’Italie (2-1). Les camarades de Khalifi Yassine avaient -au passage- dominé les nôtres à l’occasion de la deuxième journée de l’épreuve avec un score de 2 buts à 0. C’était après avoir essuyé une défaite face à la France (1-0) en ouverture de leur campagne méditerranéenne.

« Les autres », c’est nous

Ce succès a permis aux voisins de se relancer dans ce challenge et parvenir à valider leur billet pour le carré d’as après avoir arraché le nul (1-1) contre les Espagnols lors de la 3e étape. « Nous avons un bon système de formation. Qu’est-ce que la sélection (U-18) a de moins que l’Espagne ou la France ? », s’est légitimement réjoui Lekjaa lors de son intervention. Il aurait pu s’arrêter là. Mais le patron de la FRMF a glissé: « les autres, je n’en parle même pas parce que nous avons joué un match d’entraînement ».
Avec cette expression, il faisait allusion à l’Algérie en ne voulant pas citer son nom. Une attitude irresponsable et mesquine de la part d’un membre du gouvernement marocain. D’ailleurs, cela n’a pas échappé à l’ancien international marocain, Abdeslam Ouaddou, qui a estimé que « cette manière de parler est juste ignoble et dénuée de tout sens ». Il n’y a pas de meilleurs qualificatifs pour définir l’attitude de Lekjaa. Et il faut dire que, sans succès majeur de l’équipe nationale du Maroc depuis qu’il est à la tête de la FRMF, le premier responsable de la balle ronde au royaume chérifien n’a pu trouver d’autres stratégies que de sortir ce genre de « punchlines » pour satisfaire le Roi Mohamed VI. A défaut de ramener des consécrations à portée médiatique conséquente, Lekjaa devient coutumier du dérapage.

Diagnostic : Lekjaa a la rage

On se souvient tous de sa sortie après le triomphe de l’Algérie en Coupe Arabe FIFA 2021 au Qatar en décembre écoulé. Il avait indiqué « Le rendement de l’équipe marocaine lors du premier tour ne souffrait d’aucune contestation. Maintenant, si on se focalise sur le seul match des quarts, c’est autre chose. On a perdu aux tirs au but contre un adversaire dont la composante est celle de l’équipe A à 80% et on qualifie ça d’échec. Pourtant, à un moment donné les Marocains voulaient même que cette équipe nous représente à la CAN » en évoquant l’élimination face aux « Verts » dès les quarts de finale.
Il avait aussi trouvé que « le match s’est joué sur des détails et nos joueurs n’ont pas pu supporter la pression qui entourait la rencontre. Ce qui a fait qu’ils ont joué à 30 ou 40% de leur potentiel ». Avant cette rencontre, il faisait partie de ceux qui ont accentué l’enjeu de cette explication. En effet, Lekjaa lui-même avait promis aux coéquipiers de Badr Benoun et consorts 30.000 euros chacun pour la victoire. Même son équipe, pourtant double détentrice du CHAN, n’a pas pu battre nos locaux. La pilule et le « golazo » de Youcef Belaïli, qui a envoyé un scud depuis le milieu de terrain pour inscrire un but d’anthologie, ont manifestement du mal à passer. C’est en travers de la gorge. Comme le nom de l’Algérie qu’il n’a pas pu prononcer.