Installé récemment, le président de la Fédération algérienne de cyclisme (FAC), Mabrouk Kerboua, dit vouloir «redorer le blason du cyclisme algérien ». Pour l’évaluation personnelle du TAC 2018, le patron de la FAC estime que « le défi a été relevé, malgré les moyens minimes ».

Reporters : Quel bilan faites-vous du Tour d’Algérie 2018 de cyclisme qui vient de s’achever ?
Mabrouk Kerboua :  Nous estimons que le Tour d’Algérie 2018 de cyclisme a été une réussite. La commission chargée de l’organisation humaine et matérielle a fait un travail monumental. Et ce, malgré les moyens minimes. Mais pour nous, l’essentiel est que nous avons pu relever le défi. Cela étant dit,  j’avoue qu’il y a eu des lacunes notamment techniques. Cela nous servira pour l’avenir afin de corriger ces dysfonctionnements, d’autant que nous sommes sur la lancée et nous comptons nous améliorer davantage.

Cependant, je peux vous affirmer que parmi toutes les équipes nationales ou étrangères ayant participé au Tour, aucune ne s’est plainte. Cela démontre que ça marche quand même bien, car il faut dire que ça n’a pas été toujours facile, vu qu’on a traversé des dizaines de wilayas.
Par ailleurs, je tiens à souligner et à remercier les habitants que nous avons croisons pour leur engouement et enthousiasme, notamment ceux de Mascara en particulier. A cet égard,   le tour a été également une belle occasion pour mettre en valeur l’image de l’Algérie, et j’appelle justement les pouvoirs publics à exploiter et mettre en valeur cet évènement pour le faire sortir de son aspect purement sportif.

A quelles difficultés avez-vous été confrontés d’autant, comme vous le dites, le Tour a sillonné pas moins de 10 wilayas ?
En effet, il est indéniable que nous avons rencontré des difficultés, mais elles restent minimes. A titre d’exemple, je vous cite le cas des motards qui étaient dans l’encadrement. Certains n’avaient pas l’expérience pour manipuler une course, bien qu’ils aient de la volonté. Je vous rajoute le problème des retards sur les départs des courses, à cause de la mauvaise coordination. Mais rien de grave. Le seul que je pourrai citer était celui de Sidi Bel-Abbès où un de nos camions a subi un acte de vandalisme.

Hormis le Tour d’Algérie, d’autres événements sont-ils en préparation ?
Tout à fait. Notre prochain événement cycliste est programmé à Oran. Il sera organisé sur une période de trois jours à savoir du 4 au 7 mai. Mais permettez-moi de revenir sur le Tour d’Algérie pour souligner que nous souhaitons  qu’il atteigne encore plus de wilayas avec plus d’étapes, mais ça dépendra des villes et des autorisations. Tout comme, on souhaite que le tour ait dix  (10) étapes avec une journée de repos. A terme, notre vœu serait que le tour traverse toutes les villes. Je vous cite l’exemple de la wilaya de Saïda qui a vraiment besoin du passage de ce tour. Enfin, je tiens à travers vos colonnes à remercier toute mon équipe, ainsi que toutes les institutions qui ont participé à la réussite de ce tour.

Ce n’est qu’un revoir
Les cyclistes algériens ont tout raflé, faisant honneur à la petite reine algérienne. Ainsi, le TAC-2018 prend fin dans la joie avec sa 7e et dernière étape Béjaïa-Tizi Ouzou, qui a fasciné plus d’un, au vu de la beauté des paysages, à travers les Béjaïa-ville, El-Kseur, Adekar, Yakouren, Azzazga et Tizi Ouzou.
De supers tableaux naturels qui encore une fois nous interpellent sur la grandeur de notre chère Algérie à tous. Malgré les imperfections constatées, il demeure que la Fédération algérienne de cyclisme (FAC) et l’ensemble des parties qui ont veillé à la réussite de ce Tour sont à remercier pour les grands efforts consentis. Elles sont appelées à faire mieux, lors des prochaines éditions.
Et puis, le cyclisme n’aura pas de répit. On pédalera de nouveau dans un mois avec une autre compétition qui sera organisée dans la capitale de l’Ouest : Oran. En effet, la fédération algérienne de cyclisme compte organiser le Tour International d’El Bahia 2018 dans sa 3e édition. La compétition au lieu du 4 mai au 7 mai 2018.F.D.