Après avoir assisté au tirage au sort de la Coupe arabe des nations FIFA 2021 à Doha (Qatar), le président de la Fédération algérienne de football, Charaf-Eddine Amara, va (enfin) rencontrer Djamel Belmadi, le sélectionneur national. Un face à face très attendu entre les deux hommes. Cette entrevue est importante afin que le driver de l’EN, sérieusement contrarié par le départ de Kheireddine Zetchi, revienne à de meilleurs sentiments.

Par Mohamed Touileb
L’emballement médiatique autour des élections fédérales et le fait qu’il eut été impliqué malgré lui dans le processus de renouvellement lui avaient fortement déplu. Après l’Assemblée générale élective, Belmadi a dû se passer d’un collaborateur, Kheireddine Zetchi en l’occurrence, avec lequel il s’entendait parfaitement.

Un sélectionneur à rassurer
Cette perte, le coach des Verts ne l’a pas franchement digérée. Surtout que l’ancien boss de la FAF lui garantissait une certaine quiétude et lui donnait carte blanche pour gérer l’équipe nationale. C’est donc normal que Belmadi craint que le changement au sommet de la structure footballistique vienne brouiller ses plans à l’approche d’échéances importantes comme les éliminatoires, qui débutent en mai prochain, de la Coupe du Monde 2022 au Qatar. De toute façon, le changement est acté avec l’avènement de Charaf-Eddine Amara à la tête de la FAF depuis le 15 avril dernier. Le premier responsable de la barre technique des « Fennecs » n’a pas réagi à ce « remplacement ». Vous auriez remarqué qu’il n’a même pas félicité celui qui sera son nouveau partenaire jusqu’à après le Mondial qatari si tout se passe bien et comme le stipule le contrat qui le lie à la FAF. Justement, c’est au Qatar que les deux hommes vont se voir et se parler pour la première fois. C’est le nouveau patron de la balle ronde Dz qui s’est déplacé en personne pour s’entretenir avec Belmadi. Cette rencontre a pu finalement être casée pour aujourd’hui. Elle n’était pas certaine de se tenir tant le successeur de Rabah Madjer n’avait pas donné de signes pendant un bon bout de temps et que la FAF ne savait pas s’il se trouvait à Doha ou à Paris (France).

« Belmadi veut la paix »
Juste après avoir été intronisé aux commandes de la FAF, Amara a voulu rassurer Belmadi. Pour le PDG de Madar Holding, Belmadi « a eu raison de réagir de cette façon. Il est dans la posture d’un sélectionneur qui défend son équipe. Il a estimé qu’il y a eu des menaces de perturbation, il a réagi et je trouve qu’il a raison.» Amara a aussi dit comprendre que « Djamel Belmadi veut la paix et la quiétude pour son équipe. C’est tout à fait normal et je le soutiens dans la défense de son équipe. »
Le remplaçant de Zetchi a aussi certifié que son instance allait « fournir au sélectionneur national tout ce dont il a besoin. L’équipe nationale est la vitrine de l’Algérie. Belmadi a réussi de grands résultats avec elle. Nous sommes obligés de lui fournir tous les moyens pour qu’il continue à réaliser les bonnes performances et apporter de la joie au peuple algérien.» Ça sera certainement ce qu’Amara répètera à son interlocuteur aujourd’hui avant de rentrer au pays demain avec l’espoir d’avoir mis les bonnes bases relationnelles entre lui et celui qui a permis à l’EN de décrocher la CAN-2019 en Egypte.