Le pays hôte de la CAN-2025 devrait être connu en avril prochain. L’Algérie fait partie des postulants pour suppléer la Guinée. Cette dernière a vu la Confédération africaine de football (CAF) lui retirer, fin septembre dernier, l’organisation pour des raisons «logistiques». D’ailleurs, Patrice Motsepe, président de la CAF, avait émis son souhait de voir notre pays candidater pour accueillir la messe continentale. C’était en marge du tirage au sort, tenu le 1er octobre écoulé à Alger, du CHAN-2022. Néanmoins, selon des «leaks», l’instance confédérale aurait, préalablement, fait son
choix pour ce qui est du pays hôte.

Par Mohamed Touileb
Est-ce que Motespe est un faux dévot ? Telle est la question. Le patron de la CAF a eu droit à une réception chez le président de la République Abdelmadjid Tebboune le 17 juillet 2022. C’était en marge de la visite en Algérie pendant laquelle il a pu visiter les différentes enceintes devant abriter le CHAN-2022.

Invitation de façade et hypocrisie
Le successeur d’Ahmad Ahmad s’était dit impressionné par les infrastructures dont jouit notre pays. Le nouveau «parc stadier» reste une carte importante pour abriter les manifestations d’envergures. Cela débutera par le CHAN-2022 (13 janvier – 04 février) qui sera un test majeur et l’occasion pour prouver que l’Algérie est capable d’être un hôte de qualité quand nécessité.
D’ailleurs, c’est après le CHAN-2022, en avril si tout se passe bien, qu’on connaîtra le pays qui organisera l’édition-2025 de la CAN. Normalement, le Comité Exécutif et les votants trancheront à cette date. Mais il se dit que les jeux sont déjà faits et que le sort du dossier a été décidé, en juillet à Rabat (Maroc), lors de la réunion du Comité exécutif.
Est-ce que Motsepe a caché le jeu en caressant l’Algérie dans le sens du poil tout en sachant qu’elle ne remplacera certainement pas la Guinée ? Cela serait une démarche impardonnable de sa part.
D’autant plus qu’il avait insisté pour que notre nation présente «sa candidature pour abriter la CAN 2025, je veux leur donner l’opportunité d’organiser ce tournoi, cela fait très longtemps que l’Algérie n’a pas abrité la CAN (depuis 1990, ndlr). Il existe des infrastructures de classe mondiale. L’Algérie a une histoire avec le football, dont toute l’Afrique est fière». Cette déclaration a été lâchée en marge du tirage au sort du CHAN.

La crainte que les dés soient pipés
Dans la foulée, Abderrazak Sebgag, ministre de la Jeunesse et des Sports, avait indiqué qu’«il est temps que l’Algérie organise des événements d’envergure. On va présenter un bon dossier pour organiser la Coupe d’Afrique des Nations CAN 2025.
Nous allons prouver que l’Algérie est capable de le faire. La délégation d’inspection de la CAF s’est montrée satisfaite des installations sportives en vue du Championnat d’Afrique des nations CHAN 2022 que l’Algérie va abriter en janvier prochain. On défendra notre dossier de candidature jusqu’au bout». Avec tous les atouts, on peut croire qu’on a de grandes chances pour plier la bataille d’avance. Toutefois, le Maroc a l’intention de brouiller les plans algériens en se présentant pour remplacer les Guinéens.
Pourtant, les Marocains étaient sur des boulevards en 2017 et 2019 pour reprendre l’organisation de la compétition. Et ils n’avaient pas jugé utile de «rendre service» à la CAF qui était dans l’embarras pour trouver une terre d’accueil à la CAN. Une chose est sûre : la lutte sera acharnée entre le Maroc et l’Algérie… si la CAF ne pipe pas les dés. <