Les signaux sont au rouge ! Chérif Mellal est, vraisemblablement, en train de vivre ses derniers jours en tant que patron du Conseil d’Administration (CA) de la JS Kabylie. Une bonne partie des supporters ne veut plus de lui. Et ils l’ont manifesté hier lors d’une marche à Tizi Ouzou. Aussi, le successeur de Mohand-Chérif Hannachi pourrait se voir retirer la confiance, puisque c’est le Club sportif amateur (CSA), désormais présidé par son « opposant » Djaffar Aït Mouloud, qui est actionnaire majoritaire de la JSK. C’est Yazid Yarichène qui est annoncé en grandes pompes pour lui succéder.

La rue a grondé. Et ce n’est certainement pas ce qui consolidera Mellal sur son fauteuil de président. Désormais, il est sur un siège éjectable. Et il le sait très bien parce que la fin de règne de feu Hannachi avait des similitudes avec ce qui se passe actuellement chez les « Canaris ».
« Qu’il soit un homme et tienne parole. Qu’il convoque une assemblée et je viendrai avec un chèque à blanc ! Lui, il est entré sans aucune garantie, mais moi je suis prêt à venir avec un chèque, mais à une condition, qu’il nous montre son bilan. Il parle de l’argent de X et Y, Qu’il justifie ce qu’il a déboursé et je suis prêt à le rembourser. Je le défie devant tous les supporters de la Kabylie. Qu’il aille au bout de ce qu’il dit », ces propos, parus dans le quotidien spécialisé « Le Buteur », sont signés Yazid Yarichène qui met Mellal devant ses responsabilités et ses mots pour qu’il lâche le pouvoir.

Aït Mouloud veut sa tête
Et ce n’est pas la seule personne qui défie Mellal dans l’entourage proche des « Lions du Djurdjura » puisque Djaffar Aït Mouloud, élu le 10 novembre dernier à la tête du CSA/JSK, l’a dans le collimateur. Et il n’attend que le moment opportun pour provoquer une assemblée afin de retirer la confiance à Mellal. « Je mets en garde toute personne qui serait derrière la tentative de bloquer mon intégration dans le conseil d’administration de la société sportive par action. Je représente et de manière légale l’actionnaire majoritaire qu’est le CSA avec 94 % des actions et je ferai appliquer la loi dans toute sa rigueur », a indiqué Aït Mouloud. Comme pour dire que les 4 milliards de centimes avec lesquels Mellal a intégré la SSPA ne pèseront pas face au vent de révolte annoncé.
Pour ne rien arranger, les « Ultras » de tizi-ouzéens ont exprimé leurs ras-le-bol hier en réclamant le départ de Mellal qui ne serait plus l’homme de la situation à leurs yeux. D’autant plus que sa gestion n’est pas exempte de tous reproches. Que ce soit sur le plan de l’effectif ou pour ce qui est de la désignation des entraîneurs depuis qu’il est en place.
C’est une évidence : Mellal est cerné de partout. Il ne se retrouve pas dans une posture qui lui permette de rester aux commandes du club le plus titré en Algérie et dans une région hautement symbolique. Ne lui reste que la reddition. Mais, avant cela, il ira certainement de ses déclarations incendiaires pour un ultime clou du spectacle. n