Avant la cérémonie d’ouverture qui a lieu au stade mythique du 5 juillet 1962 (Alger), le Premier ministre Ahmed Ouyahia a lancé, au nom du président de la République Abdelaziz Bouteflika, officiellement les Jeux africains de la jeunesse (17 au 28 juillet) 2018 ouverts.

Une 3e édition qui constitue un sérieux test pour l’Algérie sur le volet organisationnel. Surtout que les responsables du sport ont, à maintes reprises, laissé entendre que le pays est en mesure d’abriter les grandes manifestations sportives.

Jeudi, en début de soirée, les quelques 3000 athlètes issus de 54 nations ont défilé dans le temple olympique. Plusieurs délégations issues des quatre coins de l’Afrique ont rallié Alger pour animer ces « mini-olympiades » continentales dédiées aux jeunes ne dépassant pas 18 ans. Pour ce qui est de la composante de l’équipe nationale d’Algérie, il faut savoir qu’elle est formée par 432 athlètes (247 garçons – 185 filles) dans les 30 disciplines de cette 3e édition. Précédant la cérémonie d’ouverture, qui était globalement appréciable même si elle n’avait rien de grandiose, les officiels ont eu quelques brèves allocutions.

Avant que le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, ne prenne la parole pour déclarer les Jeux ouverts de manière Officiel, Mohamed Hattab, ministre de la Jeunesse et des Sports en Algérien, a intervenu pour assurer que « l’Algérie s’engage à ne ménager aucun effort en vue de contribuer à la consolidation du partenariat entre les pays africains dans le domaine sportif, pour permettre au mouvement sportif africain de faire valoir toutes ses potentialités » en notant que « cette action s`inscrit dans le cadre des traditions de notre pays, qui n’a eu de cesse de déployer tous les moyens nécessaires, pour traduire sa solidarité agissante avec les peuples d`Afrique ».

Par la suite, Ouyahia s’est avancé au pupitre pour déclarer « officiellement, au nom du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, les 3èmes Jeux africains de la Jeunesse d’Alger ouverts. »

 

Accréditations pour les journalistes : le couac

Si une enveloppe de 5.5 milliards de dinars a été consacrée pour organiser l’évènement en question, plusieurs défaillances sur le plan organisationnel ont été constatées (arrivées en retard des délégations, lieux d’hébergement sans climatisations… etc). Surtout sur le plan médias et médiatisation de ce rendez-vous de la jeunesse qui n’a pas vraiment trouvé place au niveau promotion. D’autant plus qu’il intervient juste après la Coupe du Monde de football qui a bouffé toute la tribune infos.

En évoquant la communication, il faut savoir que les journalistes n’ont, jusqu’à hier, pas eu leurs accréditations pour couvrir les différentes compétitions des JAJ 2018 des 30 disciplines recensées. Un souci de coordination a été relevé à ce niveau avec l’installation très tardive de la cellule com’, installée tardivement (il faut le noter) par le Comité d’organisation présidé par Abdelahalim Azzi, confiée à Benyoucef Ouadia.

Bien que l’enregistrement pour les « pass » ait été fait par internet, aucune accréditation n’était prête à temps. La solution a été vite trouvée pour parer à ce « couac » : les journalistes devront présenter leur carte professionnelle et un ordre de mission. Mais il faut dire que cette défaillance reste impardonnable à ce niveau car une compétition sans journalistes n’aura pas vraiment de portée médiatique.

M.T.