PAR NAZIM BRAHIMI
Tout porte à croire que Youcef Aouchiche sera élu premier secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS) le 24 décembre en cours, à l’occasion de la session extraordinaire du Conseil national, dont les membres sont issus des travaux du dernier congrès du parti achevé samedi dernier à Zeralda.
S’exprimant avant-hier en sa qualité de porte-parole du congrès, M. Aouchiche a affirmé que les portes de la candidature à ce poste sont ouvertes à tous les militants cumulant 10 ans au sein du parti, précisant que le futur premier secrétaire national aura un mandat de 4 ans, selon les nouveaux statuts du FFS.
Des sources indiquent, cependant, que Youcef Aouchiche sera fort probablement l’heureux élu du Conseil national pour le poste de premier secrétaire du FFS car bénéficiant de l’adhésion et de la confiance de la quasi majorité des 250 membres du conseil national.
Autrement dit, Youcef Aouchiche poursuivra sa mission de premier secrétaire du FFS, mission qu’il exercera sans l’Instance présidentielle supprimée dans les nouveaux statuts validés par les congressistes.
Le Conseil national du FFS va procéder également à l’élection des 7 membres du Comité collégial et d’éthique (CCE), nouvelle instance introduite aussi dans les nouveaux statuts.
Pour ce qui est des potentiels prétendants à figurer dans cette nouvelle instance, les mêmes sources affirment que «tous les membres de l’ancienne Instance présidentielle ainsi que les autres noms les plus en vue entre les sénateurs en poste et les anciens élus» veulent faire partie du CCE. «Ils vont solliciter, dans les coulisses, la confiance et le quitus des membres du Conseil national pour figurer parmi les 7 membres du CCE», nous a-t-on indiqué.
A l’évidence, la prochaine session du CN du FFS revêt une grande importance dans le sens où elle marque le retour des prérogatives de désignation à ses membres après avoir été, pendant dix ans, du ressort de l’Instance présidentielle mise en place statutairement au lendemain du retrait de Hocine Aït Ahmed des affaires du parti en 2012. S’en est suivi des tiraillements répétés et des luttes internes entre les membres du présidium imposant la tenue, à deux reprises, de congrès de crise.
«Le FFS a définitivement tourné la page de la crise. Tous les militants ont eu l’occasion de s’exprimer dans des assemblées générales ouvertes, qui ont désigné démocratiquement tous les congressistes», a soutenu Youcef Aouchiche à la fin des travaux du congrès.
«Nous entamons une nouvelle phase, celle de la reconstruction, de la réhabilitation de l’action politique. Nous aspirons à permettre à toutes les énergies à l’intérieur du parti et au sein de la société à ce qu’elles contribuent avec nous à élargir la vision. Notre objectif est de mettre le parti sur les rails pour la conquête du pouvoir», a ajouté le même responsable.
Dans la résolution politique du congrès, les congressistes du parti ont mis en avant la «nécessité de reconstruire les outils et les instruments de mobilisation citoyenne en faveur d’un réel changement politique qui consacre l’Etat de droit, la démocratie politique, économique et sociale». Le document évoque aussi l’ambition du parti d’œuvrer pour la «construction d’une dynamique d’union politique des forces nationales et patriotiques autour de la préservation de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale, du caractère républicain de l’Etat, de la séparation des pouvoirs, de l’Etat de droit, du respect des droits de l’Homme et des libertés publiques». <