Les cours du pétrole évoluaient à de nouveaux sommets hier mercredi avant la publication par l’EIA de stocks de pétrole brut attendus en baisse aux Etats-Unis, signal d’une demande qui repart chez le premier consommateur de brut.
Vers 09H40 GMT (11H40 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 72,44 dollars à Londres, en hausse de 0,30% par rapport à la clôture de la veille.
A New York, le baril de WTI pour le mois de juillet engrangeait 0,27% à 70,24 dollars.
Le Brent et le WTI ont atteint 72,83 dollars et 70,62 dollars en cours de séance asiatique, une première depuis respectivement mai 2019 et octobre 2018.
Les prix du pétrole «poursuivent leur progression grâce aux signaux indiquant une augmentation de la demande» de brut, estime Richard Hunter, analyste de Interactive Investor.
«Le trafic routier reprend dans les économies développées en raison de l’assouplissement des restrictions et l’on s’attend à ce que la saison estivale de conduite traditionnelle aux États-Unis soit plus forte que d’habitude, par effet de compensation», continue-t-il. Après une baisse plus forte qu’attendu des stocks de brut aux États-Unis jeudi dernier, les investisseurs en attendent confirmation et surveilleront plus tard dans la journée les données de l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA).
Mardi, la fédération qui regroupe les professionnels du secteur pétrolier aux États-Unis, l’American Petroleum Institute (API), aux estimations jugées moins fiables, a indiqué que les stocks avaient baissé de 2,1 millions de barils dans le pays la semaine passée.
Selon la médiane d’analystes interrogés par l’agence Bloomberg, ces stocks sont aussi attendus en baisse par l’EIA, de 3,5 millions de barils. n