Les cours du pétrole marquaient une pause hier mercredi, après une forte baisse lundi en partie rattrapée le lendemain, tandis que plusieurs études montrent une reprise de la demande toujours fragile.
Vers 09H50 GMT (11H50 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre valait 42,41 dollars à Londres, en légère baisse de 0,09% par rapport à la clôture de mardi.
A New York, le baril américain de WTI pour novembre abandonnait 0,12% à 40,15 dollars.
«Les deux principaux contrats à terme du pétrole brut continuent de se remettre de la chute de lundi», a constaté Avtar Sandu, de Phillip Futures.
L’analyste considère que les données publiées par le Fonds monétaire international (FMI) la veille, «qui constate que la reprise de la pandémie a été meilleure que prévu», encouragent les cours du brut à se maintenir à flot.
Le FMI table désormais sur une contraction du Produit intérieur brut (PIB) mondial de 4,4% cette année contre 5,2% estimé en juin. Mais la reprise s’essouffle déjà, a prévenu aussi l’organisation.
Et l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a prévenu mercredi dans son rapport mensuel «qu’une seconde vague de cas de Covid-19 et de nouvelles restrictions de mouvement sont maintenant en train de ralentir la croissance de la demande» en pétrole.
La veille, c’est l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) elle-même qui revoyait à la baisse le niveau de demande pour 2021, reflétant des perspectives de croissance économique plus faible, à la fois pour les pays développés de l’OCDE et les autres.
«Sans une nouvelle diminution de l’offre, l’affaiblissement de la demande pourrait entraîner une augmentation des stocks qui ferait baisser les prix», a alerté Neil Wilson, de Markets.com.
A l’occasion d’une conférence du secteur pétrolier mardi, le ministre émirati de l’Energie Souheil al-Mazrouei a cependant écarté tout changement dans la marche de retour sur le marché, progressif, des barils de l’Opep.