Les prix du pétrole augmentaient légèrement vendredi, portés par des prévisions optimistes sur la demande en or noir, conjuguées à une offre toujours limitée dans un marché tendu.

Vers 11H00 GMT (12H00 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril augmentait de 0,54% à 91,90 dollars.

A New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en mars prenait 0,68% à 90,49 dollars.

“Le pétrole se situe toujours dans un environnement favorable, caractérisé par une demande mondiale robuste, des stocks en baisse et des contraintes d’approvisionnement persistantes, tandis que les primes de risque géopolitiques s’ajoutent à l’ensemble des facteurs haussiers des matières premières”, commente Han Tan, analyste chez Exinity.

Jeudi, l’organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a maintenu ses prévisions de croissance de la demande mondiale de brut en 2022. L’organisation attend un rebond de 4,2 millions de barils par jour (mb/j) pour atteindre 100,8 mb/j pour le monde, selon son rapport mensuel.

“Tout cela suggère que les perspectives de la demande mondiale de pétrole sont favorables”, commente Stephen Brennock, analyste chez PVM Energy. Mais du côté de l’offre, l’Opep semble loin de ses objectifs d’augmentation totale de production, fixés à 400.000 barils par jour.

Selon des sources indirectes citées dans le rapport, les pays membres de l’Opep ont augmenté leur production de 64.000 barils par jour (mb/j) entre décembre et janvier, pour atteindre 27,981 mb/j.

Les risques qui pèsent sur l’approvisionnement en or noir en raison de tensions géopolitiques persistent. La crise ukrainienne se prolonge, “les efforts diplomatiques pour désamorcer les tensions restant vains”, affirme Stephen Brennock.

Le président des Etats-Unis, Joe Biden, a appelé ses concitoyens à quitter immédiatement l’Ukraine. Washington affirme que la Russie pourrait lancer une invasion durant les Jeux olympiques.