Ne pas convaincre et finir par vaincre. Ne pas bien jouer et gagner. Ne pas posséder et finir par s’imposer. C’est parfois l’injustice du foot. C’est aussi sa magie et son irrationalité qui font de lui le sport qu’il est. La version de la Coupe d’Afrique des nations, pour sa 32e édition, a été modifiée. Vingt-quatre sélections ont pu prendre part à la messe continentale et seize parmi elles sont recensées au stade des huitièmes de finale.
S’il y a eu les deux premiers de chaque groupe qui sont directement passés, quatre des troisièmes des six poules ont été repêchés. La CAF leur a donné un kit de survie. Il s’agit de la République Démocratique du Congo, le Bénin, la Guinée et la Tunisie. Pourtant, cette dernière était désignée avec les favoris qui postuleraient pour le trophée. Ce n’était que spéculations tant les Aigles de Carthage ont eu beaucoup de difficulté dans le quartet « E ». Et ils auraient pu ne pas s’en extirper. Néanmoins, la sélection tunisienne sera là. Une qualification « à l’italienne » lui a permis de prolonger l’aventure et rester dans l’arène. Désormais, c’est la phase à élimination directe où l’imprévisibilité est reine. C’est un autre tournoi qui va commencer. La logique peut être respectée mais il se pourrait qu’il se passe des choses incroyables et insensées. Même ceux qui sont passés ric rac se mettent à rêver de casser la baraque. Surtout après avoir eu la Baraka.
Les exemples et les histoires les plus folles dans le football il y en a tellement. La plus récentes est celle du Portugal en 2016 avec la Coupe d’Europe des nations. Cristiano Ronaldo et ses compères sont passés avec un sursis et ont fini par décrocher la consécration. Aussi, le Cameroun, lors de la défunte CAN, a été sacré. A un poteau près, les Lions Indomptables pouvaient se faire éliminer dès le premier tour et trépasser. Au final, ils étaient passés et se sont engouffrés. Pour la fin qu’on connaît. Le sport roi ne reconnaît l’invraisemblable. Niveau sensations et émotions, il n’a pas de semblable. Avec un petit voyage dans le temps, il y a plus de 25 ans, le Danemark avait interrompu ses vacances pour finir par remporter l’Euro suédois et trôner sur le Vieux Continent. Difficile de ne pas s’en souvenir comme il est impossible de prévoir l’avenir.