Les Jeux Olympiques 2024 de Paris sont prévus dans moins de deux ans. Contrairement aux précédentes éditions où l’Algérie avait réalisé des résultats décevants, il y a la volonté de briller aux Olympiades parisiennes. Les performances de nos athlètes aux Jeux Méditerranéens 2022, qu’avait abrités Oran (25 juin – 06 juillet), semblent provoquer des changements importants. En effet, Abderrezak Sebgag, ministre de la Jeunesse et des Sports (MJS), a évoqué hier la réadaptation de la feuille de route pour les JO à venir.

Par Mohamed Touileb
Lors des JM-2022, les athlètes algériens ont brillé. D’ailleurs, l’Algérie a signé sa meilleure moisson jamais réalisée dans ce rendez-vous de la Méditerranée. Dans cet événement qui avait rassemblé 3390 athlètes de 26 pays différents, notre délégation a signé un total de 53 médailles (20 or, 17 argent et 16 bronze).
Faire des « évaluations objectives »
Avec cette récolte, l’Algérie a pu se classer 4e dans le tableau final des médailles. Certes, il y a des choses à parfaire comme le souligne Sebgag. « Douze Fédérations sportives sur les 24 présentes aux JM d’Oran, ont obtenu des résultats. Ceci nous pousse à rechercher les raisons de l’absence de résultats chez les Fédérations concernées, et essayer d’y remédier en prenant les décisions adéquates », a-t-il noté. C’était après s’être réjoui du fait que « nos athlètes ont réalisé des résultats sans précédent dans les annales du sport algérien ». Ces performances ont poussé son département « à réadapter notre vision de l’avenir, en fixant des objectifs par rapport aux prochaines échéances, notamment les jeux olympiques-2024 ». Par ailleurs, le successeur de Sid-Ali Khaldi a évoqué « la nécessité d’élaborer une feuille de route en prévision des prochains rendez-vous sportifs, tout en procédant à une évaluation objective de la participation algérienne, en relevant les éventuelles lacunes, afin d’avancer et aller de l’avant ».

Se projeter plus loin que Paris
Aussi, il faudra « mettre en place un environnement propice pour préserver le haut niveau de performance démontré aux joutes d’Oran, et ce dans l’optique des jeux olympiques-2024 de Paris ». La volonté d’éviter de se « ridiculiser » sur le sol français est manifeste. Le sport politique peut parfois pousser à la mise en place d’une politique sportive qui puisse permettre à nos athlètes prometteurs de tirer la quintessence de leur potentiel. Nos jeunes ont particulièrement brillé lors des Méditerranéades. Beaucoup sont jeunes. On pense ici au Syoud, Sedjati, Ouikane, Khelif et tant d’autres qui ont montré qu’ils ont le « brut » pour évoluer et affiner leur potentiel lors des années à venir. Sur le court terme, il y a les JO-2024 de Paris. Mais il faut se projeter plus loin afin de permettre une progression continue à nos sportifs qui ne demandent qu’à être bien pris en charge. n