Le grand jour de l’AG Élective de la FAF, prévue en mars prochain, approche à grands pas et on ne sait pas quelles sont concrètement les intentions du président. Kheireddine Zetchi, patron sortant de la Fédération algérienne de football (FAF), semble, de plus en plus, hésitant. Se représentera-t-il ? Ne se représentera pas ? Pour le moment, il n’y a aucune certitude, tant ses plans sont, plus que jamais, brouillés.

Au rythme auquel vont les choses, il pourrait déclarer «forfait» pour la course au trône et se contenter, amèrement, d’un seul mandat de 4 ans. L’âpreté de la lutte s’accentue au fur et à mesure que le jour d’avènement d’un nouveau boss à la tête de la FAF s’approche.
Naturellement, Zetchi espérait aligner un second bail olympique aux affaires de la balle ronde Dz. Mais il s’avère que cela ne sera pas une simple formalité tant son intronisation aux commandes de la FAF avait été entachée du népotisme des décideurs en 2017 qui l’ont choisi pour occuper ce poste hautement sensible.

Le boulet du parachutage de 2017
Au terme de son quadriennat, Zetchi se retrouve à traîner ça tel un boulet. Il n’est -naturellement- pas jugé sur son programme ou son bilan. C’est beaucoup plus ses liens avec les anciens dirigeants du pays qui font qu’il se retrouve, de facto, dans le camp adverse tel un vestige de la fameuse « Issaba ». Cela donne naissance à un antagonisme motivé par la vengeance et la manipulation.
Deux camps qui s’affrontent. Et on ne peut pas dire que cela soit à armes égales. Surtout quand l’adversaire est incarné par une tutelle. En effet, le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS), représenté par le ministre Sid-Ali Khaldi, n’est clairement pas favorable à la réélection de Zetchi. En effet, le premier homme de la bâtisse sise à la Place 1er Mai (Alger) essaye de fragiliser le successeur de Mohamed Raouraoua. Cela se fait à coup d’ordonnances pouvant l’empêcher de se prémunir sur le plan réglementaire contre des critères d’éligibilité qui pourraient, tout bonnement, lui barrer la route.

Soigner le mal par le mal, c’est mal
A partir de là, le patron du Paradou AC devra bien calculer ses chances de passer s’il veut s’aventurer dans une bataille qu’il risque, d’une manière significative, de perdre. Cependant, le vrai préjudice de cette lutte sans scrupule pour la présidence de la FAF sera pour la discipline. Cette dernière sera la grande perdante de ces hostilités motivées par l’égo et la vengeance.
On n’est plus dans une campagne de programmes véritables qui visent à faire évoluer la discipline. C’est plus la calomnie et la cabale qui semblent prédominer dans la période pré-élective censée servir pour convaincre les membres de l’Assemblée de donner la voix au plus méritant et non à celui qui aura la bénédiction des pouvoirs publics. Cela ne changera pas le mode d’emploi et fera perdurer les pratiques-mêmes auxquelles certains prétendent vouloir remédier. On est dans la bipolarité et la prétention contradictoire.