Afin d’affiner la position du parti vis-à-vis de la question du dialogue national, le Mouvement de la société pour la paix (MSP) tiendra une session ordinaire de son conseil consultatif samedi prochain.
Cette question sera abordée à la lecture des évolutions enregistrées ces derniers jours sur la scène, a affirmé Abderahmane Benferhat, vice-président du parti, en marge d’une réunion du bureau exécutif national. Le même intervenant est revenu sur la question du dialogue national, qui peine toujours à prendre forme entre le pouvoir et l’opposition. A cette situation est venue se greffer la proposition du Mouvement El Bina pour que le nouveau président de l’APN – lui-même cadre de ce parti – puisse diriger le dialogue national.
« Je ne pense pas que l’élection de Chenine à la tête du Parlement puisse être en adéquation avec le processus du dialogue national. Le pouvoir lui-même parle de personnalités indépendantes et loin du cadre officiel. Des personnalités qui soient non partisanes et ne détenant aucune responsabilité, alors que Chenine est devenu maintenant responsable », explique M. Benferhat. Même avec tout cela, le responsable du MSP estime que «si Slimane Chenine est désigné comme dirigeant du dialogue national. Il sera pour nous une personnalité du pouvoir et, à ce moment-là, nous allons mesurer le sérieux et la crédibilité du dialogue proposé avant de prendre une décision». « Cela dit, le plus important pour nous est que la personnalité concernée ne soit pas corrompue et ni impliquée dans la question du 5e mandat. Des critères sur lesquels le président de l’Etat par intérim lui-même a insisté», soutient
M. Benferhat.
A la question de savoir si actuellement des noms particuliers sont proposés pour diriger le dialogue national, Benferhat nous dira qu’il y a seulement « des rumeurs mais aucun nom n’est pratiquement confirmé ». « L’opposition a fait ce qu’il fallait. Elle a présenté un document politique qui a du poids (le document de Aïn Benian), maintenant, la balle est dans le camp du pouvoir réel», a-t-il conclu. La rencontre d’Aïn Benian demeure cependant assez mitigée au vu de la défection d’une partie importante de l’opposition, notamment les formations politiques émargeant dans le courant démocratique. D’ailleurs, le chef du MSP, Abderezak Makri, certainement agacé par les critiques essuyées par l’initiative des
« Forces du changement », a riposté par un langage dur à l’encontre de ses contradicteurs.