Le parti des travailleurs a réagi hier aux décisions prises lors du Conseil des ministres tenu, ce dimanche 13 février 2022, ordonnant le gel jusqu’à nouvel ordre, de tous les impôts et les taxes, notamment celles contenues dans la loi de finances 2022 sur certains produits alimentaires, la suppression de tous les impôts et taxes sur le e-commerce, les téléphones portables, les matériels informatiques à usage personnel et les startups en se contentant des tarifications réglementées. Ainsi que de «prendre toutes les mesures et procédures visant à faire éviter aux citoyens l’impact de la flambée vertigineuse des prix dans les marchés internationaux durant l’année en cours jusqu’à leur stabilisation».
Le parti des travailleurs affirme dans un communiqué enregistrer «positivement» ces mesures, mais ne «sauraient répondre aux différentes augmentations vertigineuses des prix des produits alimentaire de large consommation provoquées par l’entrée en vigueur de la loi de finances 2022 qui supprime les subventions sociales et augmente les taxes et les impôts».
Le parti de Louisa Hanoune rappelle qu’à l’origine du «chaos qui caractérise le marché national depuis plusieurs mois se trouve l’entrée en vigueur des mesures fiscales contenues dans la loi de finances 2022 qui ont généré des augmentations vertigineuses des prix des produits de large consommation affaiblissant davantage le pouvoir d’achat de l’immense majorité du peuple qui a basculé dans la précarité totale». Une situation «insupportable» pour le peuple algérien, qui a provoqué «colère et mécontentement généralisés» chez les différentes couches sociales. Pour le parti des travailleurs «l’urgence» de mettre un terme à la détérioration sans précédent des conditions de vie de la majorité du peuple exige la «suppression pure et simple de l’article 188 de la loi de finances 2022 portant annulation des transferts sociaux et des subventions de l’Etat aux produits alimentaires de large consommation et services».
Tout comme, ajoute le parti, doit être décidé le «gel de toutes les dispositions anti sociales et anti nationales qui remettent en cause la nature sociale de l’Etat, l’amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs et leurs familles par une revalorisation effective des salaires et pensions de retraites qui doivent être indexés sur le coût de la vie, le plafonnement des prix des produits de large consommation, la redynamisation et le renforcement des différents offices interprofessionnels (lait, aliments de bétails, céréales, fruits et légumes…), la réouverture/ouverture des grandes surfaces de distribution rétablissant ainsi le monopole de l’Etat sur les prix et la distribution des produits de première nécessité jusqu’à la stabilisation de la situation», conclu le parti des travailleurs.
R. N.