Le Mouvement populaire algérien (MPA) fait durer le suspense et les interrogations quant à son choix à l’occasion de la présidentielle d’avril prochain. Le parti présidé par Amara Benyounès a annoncé, hier, qu’il fera connaitre sa position officielle à l’occasion de la convocation du conseil national du parti. Point d’échéance sur ce rendez-vous organique qui tranchera la position du parti lors de cette présidentielle.
«Le MPA réitère sa décision de principe, à savoir que c’est son conseil national qui déterminera au moment opportun et de manière définitive la position du parti vis-à-vis de cette élection», est-il expliqué dans un communiqué rendu public, hier, à l’issue de la réunion de son bureau national. Aussi et tout en qualifiant «d’ordinaire» la convocation du corps électoral, le MPA soutient que «personne ne peut empêcher un candidat de se présenter, en dehors du Conseil constitutionnel, seul habilité à se prononcer sur la validité des candidatures». De même, a-t-il ajouté, personne «ne doit également obliger un citoyen à se porter candidat».
La formation de Benyounès, qui n’évoque nullement un cinquième mandat pour le président Bouteflika, exprime le souhait de voir l’élection présidentielle se dérouler «dans un climat démocratique et apaisé afin de permettre au peuple algérien d’exprimer son choix en toute liberté et souveraineté».
Pourtant, peu avant la convocation du corps électoral, Amara Benyounès évoquait «la continuité» en parlant du président de la République et en soutenant qu’au sein du MPA, nous «appelons le président de la République à continuer l’œuvre qu’il a commencée à la tête du pays et à parachever les réformes engagées».
«Il y a un rendez-vous constitutionnel clair. On attend à ce que le Président convoque le corps électoral. Au niveau de l’Alliance de la majorité, on est prêts à étudier toute initiative posée avec tous les partenaires politiques quelle que soit leur appartenance, qu’ils soient dans la majorité ou dans l’opposition», avait-il expliqué récemment dans le même ordre d’idées.
Pourtant, le corps électoral est désormais convoqué depuis trois jours et Amara Benyounès, porte-parole du parti, refuse de s’exprimer pour l’heure et attend une réunion du conseil national.
Mais, vraisemblablement, Amara Benyounès, tout autant que le Front de libération national (FLN), le Rassemblement national démocratique (RND) que TAJ de Amar Ghoul, attend le positionnement du chef de l’Etat par rapport au rendez-vous d’avril prochain.
Engagés dans une Alliance présidentielle de soutien au Président et à son programme, Amar Benyounès ne peut logiquement se positionner par rapport à la présidentielle avant de connaître les intentions du président Bouteflika de briguer ou non un cinquième mandat. Sa position est d’ailleurs similaire à celle du FLN et du RND, qui attendent que le Président se déclare pour se mettre en branle et entamer la campagne électorale pour la future présidentielle.