Le rapport d’autopsie établi par le médecin légiste de l’hôpital de Draa El Mizan (Tizi Ouzou) sur la dépouille du petit Yanis, disparu le 1er décembre et retrouvé mort trois jours plus tard dans un scénario qui a mis en émoi tous les Algériens, a évoqué «des blessures visibles» sur le corps.

Le Parquet du Tribunal de Draâ El Mizan a souligné, dans son communiqué rendu public lundi dans la soirée, que ces blessures «pourraient être liées à des morsures d’animaux», précisant que «l’enquête préliminaire se poursuit», ce qui ouvre la voie à de nouvelles conclusions, alors que le corps de la victime a été inhumé avant-hier dans son village natal d’Ighil Mouhou.
Pour l’heure, les résultats de l’autopsie opérée sur la dépouille révèlent que la cause du décès tragique du petit Yanis est due à «une asphyxie mécanique», informe le Parquet de la République, qui retrace, dans son communiqué, les péripéties de ce drame. «Le Parquet de la République près le Tribunal de Draa El Mizan informe l’opinion publique qu’en date du 02/12/2020, la disparition de l’enfant Hassani Yanis, âgé de 4 ans, dans la région d’Ighil Mouho, village d’Abouhran (commune de Draâ El Mizan) a été signalée aux services de la Gendarmerie nationale». «Après recherches et investigations, le corps sans vie de l’enfant a été retrouvé en date du 04/12/2020 dans la forêt d’Aguemoun, dans le village d’Abouhran, où le Procureur de la République, accompagné du médecin légiste et des éléments de la police judiciaire, se sont rendus sur les lieux pour accomplir les mesures nécessaires», lit-on dans le communiqué.
Le Parquet a ordonné l’autopsie et la prise d’échantillons biologiques ayant conclu à la «compatibilité des empreintes génétiques de l’enfant avec son père», a indiqué la même source.
Cette dernière a relevé qu’à «14H, le Parquet a indiqué que le rapport du médecin légiste relatif à l’autopsie a conclu que la mort de l’enfant a été causée par une pression externe sur l’os profond du côté gauche du cou. La fracture de l’os «C4» de la colonne vertébrale a conduit à une asphyxie mécanique provoquant une mort directe». Soulignant que «des blessures visibles ont été découvertes sur le corps de la victime et qui pourraient être liées à des morsures d’animaux», le Parquet a tenu à noter que «l’enquête préliminaire se poursuit toujours».
Le décès de Yanis, âgé de 4 ans, dans des circonstances floues a choqué l’ensemble des Algériens, y compris ceux établis à l’étranger qui ont exprimé leur indignation sur la toile, et n’a pas été sans poser une nouvelle fois la question des agressions criminelles dont est victime cette catégorie. «Il était juste en bas de la maison avec ses frères. Soudainement, on se rend compte de sa disparition. On a tous cherché partout, mais sans résultat. Mon fils est autiste. D’ailleurs, je le ramène régulièrement chez un orthophoniste pour des séances de prise en charge», a déclaré le père de Yanis quelques heures après la triste nouvelle annonçant la découverte du corps sans vie de son fils. Une triste nouvelle qui est venue allonger la macabre liste d’enfants tués après leur enlèvement, endeuillant ainsi leurs familles et proches et annonçant vraisemblablement un grand malaise qui traverse la société à mesure que ce genre d’actes se répètent dans nos contrées. n