Le déficit de production qu’accuse l’Algérie en matière d’équipements technologiques n’est pas pénalisant que du point de vue économique. Un tel retard risque d’avoir des répercussions encore plus préjudiciables quand ses méfaits touchent l’outil de formation et d’apprentissage des nouvelles générations. Sur ce registre, il ne fait point de doute qu’une adaptation et une familiarisation des futures générations avec les nouvelles technologies en perpétuelle évolution sont une nécessité. Et cette nécessité d’adaptation ne peut être satisfaite qu’à travers un autre défi à relever : celui de la production. C’est incontestablement la seule voie pour ne pas rester à la traîne de la technologie. D’où l’impératif de réunir les meilleures conditions possibles pour faire de cette production une réalité et non une projection sans lendemain. Pour y parvenir, la tutelle tend à multiplier visiblement des mesures d’incitation à l’égard des opérateurs susceptibles de donner corps à l’industrie des équipements technologiques. Le ministre de l’Industrie a exhorté les opérateurs spécialisés dans le domaine électronique à aller vers la fabrication d’ordinateurs à moindre coût et de bonne qualité qui seront destinés aux écoliers des trois paliers du système d’éducation nationale.
Il y a donc des milliers d’établissements à doter en équipements technologiques nécessaires. Il s’agit également de millions d’élèves et d’apprenants à mettre au diapason des évolutions technologiques que connaît le monde. « Nous avons plus de 10 millions entre élèves des différents cycles et stagiaires des centres et instituts de formation professionnelle qui nécessitent un micro-ordinateur », a souligné le ministre de l’Industrie, selon qui, l’Etat est disposé à apporter son soutien aux opérateurs intéressés à se lancer dans ce projet stratégique. Il a insisté en assurant que le gouvernement a toujours aidé les opérateurs dans le montage de leur projet et qu’il va soutenir les opérateurs qui veulent s’investir dans ce projet qui permettra à la nouvelle génération d’acquérir la technologie.
C’est dire combien les priorités sont identifiées, mais que la mise en œuvre de la machine de production tarde à connaître sa vitesse de croisière au moment où ces défis prennent l’allure d’une urgence.