Elu nouveau président de la Fédération algérienne de football (FAF) le 07 juillet dernier, Djahid Zefizef a acté la passation de consignes mardi avec Charaf-Eddine Amara, son prédécesseur. Ainsi, le nouveau patron de la FAF terminera le mandat et sera aux commandes de l’instance pour les 2 ans et 8 mois à venir. D’ici là, il y a de nombreux examens à passer sur les plans national et continental.

La mission ne s’annonce pas facile. Mais il faudra essayer de redresser la barre. Depuis le départ de Kheireddine Zetchi, qui a été empêché de postuler pour un second mandat qui aurait été légitime, la structure footballistique connaît l’instabilité. Et cela a eu ses répercussions sur le football local mais aussi l’équipe nationale.

Finances à assainir

Zefizef va devoir rentrer dans le vif des sujets et amorcer de nombreux dossiers brûlants et complexes. On pense ici à l’installation de la Chambre Nationale de Résolution des litiges (CNRL). Cet organe devra étudier toutes les plaintes déposées par les joueurs et entraîneurs non-payés par leurs clubs. La mise en place de cette «cellule» est primordiale afin de fixer la liste des clubs qui peuvent recruter ou pas durant le mercato estival. Ainsi, la préparation effective de la saison 2022-2023 pourra débuter. Par ailleurs, on peut relever que Zefizef a avancé 80 millions de Dinars (8 milliards de centimes) pour la JS Kabylie pour que les dirigeants puissent effacer l’ardoise des arriérés. Sachant que les «Canaris» vont disputer la Ligue des Champions africaine et que la CAF a fait du 15 juillet l’ultimatum pour résoudre les litiges afin d’éviter la disqualification, la mesure était urgente mais surtout habituelle. En effet, Amara avait fait de même avec l’ES Sétif l’été dernier pour que l’Entente échappe à la sanction de la CAF. Par ailleurs, il faudra désigner un nouveau manager général de l’EN à l’approche de la prochaine date FIFA. Zefizef occupait le poste avant d’être propulsé aux commandes de la FAF. Il faudra trouver l’homme idéal puisque Belmadi n’aime pas collaborer avec n’importe qui. Le casting peut prendre quelque temps en sondant le sélectionneur national pour ce qui est de la personne à désigner. Le tout dans un contexte financier délicat avec une trésorerie de la FAF dans le rouge.

La CAN-2023 sera décisif pour le second mandat

Toujours pour ce qui s’agit des «Verts», il est logique que la CAN-2023, pour laquelle les camarades de Riyad Mahrez ne devraient pas avoir du mal à se qualifier, constitue le test majeur pour l’ère Zefizef. Amara a pu survivre à la déroute de la CAN-2023 parce qu’il y avait la qualification de la Coupe du Monde 2022 qui s’était dressée en sursis. Hélas, l’EN n’a pas pu accrocher le Mondial qatari et cela avait précipité le départ d’Amara. La prochaine édition du rendez-vous phare en Afrique sera pour l’hiver 2023. D’ici-là, Zefizef aura pris ses marques. Le parcours d’ «El-Khadra» en Côte d’Ivoire devrait le conforter ou, dans le cas où le résultat sera en deçà des attentes, fragiliser sa position. Compte tenu de son passé aux affaires de la FAF où il a collaboré avec Haddjad, Raouraoua, Zetchi et Amara, le premier responsable doit connaître les enjeux et l’impact de certaines dates sur son avenir.