Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) a tranché, hier, à l’occasion de la réunion de son conseil consultatif, sa position sur la révision constitutionnelle en annonçant qu’il votera «non».
Instance de délibération, le conseil consultatif qui s’est réuni, faut-il le souligner, en session extraordinaire, pour débattre l’échéance référendaire du 1er novembre prochain, a donc opté pour le rejet. Une opposition qu’annoncée déjà l’attitude des députés du parti islamiste lors de l’approbation de la future loi fondamentale quand les représentants du MSP à l’APN ont boycotté la séance en signe de désapprobation contre la décision du bureau de l’Assemblée d’éliminer le débat en plénière du contenu de la mouture présentée par le Premier ministre.
Le MSP a pris soin de formuler un document de propositions d’amendements constitutionnels qu’il a fait parvenir aux services de la Présidence de la République où il réclamait notamment à ce que soit formalisée l’exigence de désigner un Premier ministre issu de la majorité parlementaire, estimant que «le régime parlementaire est le plus approprié pour les étapes de la transition démocratique et le plus à même de protéger le Gouvernement en période de crise».
Le MSP s’est également distinguée par ailleurs en exprimant son non-adhésion à l’article interdisant toute remise en cause du statut de la langue amazighe dans la Constitution. Le mouvement estime, en outre, que l’utilisation des langues étrangères dans les documents et les institutions officiels «contredit la souveraineté nationale» et que la préservation de la stabilité et de l’authenticité de la famille est «le devoir de l’Etat et de la société».