Depuis hier, l’un des plus anciens quartiers de la ville de Batna vit dans une atmosphère de deuil et de tristesse, une famille entière, habitant la rue Sadek-Chabchoub

, a été décimée par le monoxyde de carbone. Le père, 32 ans, la mère enceinte et leurs trois enfants ont succombé aux émanations toxiques, avant qu’on ne puisse leur apporter secours dans la nuit de samedi à dimanche. Ce drame, qui a fait le tour de la ville, est devenu la discussion des citoyens de la capitale des Aurès qui ne comprennent pas comment cela a pu arriver. Ce n’est qu’hier matin vers 10H que les corps ont été découverts, nous racontent les voisins. C’est après avoir essayé de contacter vainement leurs voisins qui ne répondaient pas au téléphone qui sonnait pourtant, que les voisins amis ont eu des doutes et sont partis vérifier pour découvrir la macabre scène. Sur place, les services de la Projection civile parlent d’un scénario qui se répète. A l’achat et l’utilisation de poêle à gaz ou mazout, dont la fabrication est douteuse et ne respecte pas les normes de sécurité, s’ajoutent toujours les facteurs de l’absence de précautions des citoyens qui ne laissent aucune ouverture d’aération, ce qui est pourtant impératif. Les pompiers ne cessent de le répéter dans leurs différentes campagnes de sensibilisation radiophonique.