A moins d’une année de sa tenue, l’élections présidentielle 2019 est bel et bien lancée, et après l’appel ouvertement formulé par le Secrétaire général du FLN à Abdelaziz Bouteflika en vue d’une cinquième candidature pour autant de mandats, les formations politiques, et autres personnalités politiques, se mettent à leur tour à l’heure de ce scrutin en lui consacrant le gros de leurs sorties publiques ou interventions du genre.

Et dans bien des cas, c’est , pour le moment, cette « campagne » pour un cinquième mandat qui fait et refait les déclarations, en attendant que la machine électorale se mette réellement en branle. Dans cette logique, Ould-Abbès ne manque pas d’essuyer des critiques aussi bien en provenance de partis qui se dressent contre la sollicitation qu’il a adressée récemment au président de la République, et néanmoins président du FLN, que de la part de formations qui soutiennent cette action mais dénient au SG de l’ex-parti unique le droit à sa paternité.
S’étant distingué par leur soutien indéfectible à Abdelaziz Bouteflika tout au long, et le long des quatre campagnes qu’il a eues à mener depuis 1999, et ayant également fait preuve d’une engagement sans faille au programme et aux initiatives du chef de l’Etat durant ces dix-neufs dernières années, ces partis, explicitement ou implicitement cités dans la coalition présidentielle, ne comptent pas rester en marge des prochaines échéances électorales, et surtout pas à l’écart des tractations autour d’un cinquième mandat qui leur permettrait de conserver une position dans l’échiquier politique pour certains, ou d’y refaire surface pour d’autres, en attendant plus d’opportunités pour reconquérir les périmètres et privilèges perdus dans la sphère décisionnelle.
C’est vraisemblablement dans cette logique que pourrait s’inscrire le discours développé hier par le président du Mouvement populaire algérien, Amara Benyounès, lorsque ce dernier n’a pas raté l’occasion de la session ordinaire du conseil national de son parti pour interpeller le premier responsable du FLN en considérant qu’« aucun parti politique n’a le droit de monopoliser le chef de l’Etat».