La Fédération algérienne de football (FAF) avait établi un calendrier prévisionnel de reprise des compétitions pour le 15 novembre prochain et le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) l’a validé à 5 jours près. En effet, jeudi, le département étatique a donné le feu vert pour que le championnat de Ligue 1 seulement puisse débuter le 20 novembre à venir. Qu’en sera-t-il si le challenge de D1 va au bout et les autres pas ?

Longtemps gelé, le mouvement sportif algérien devrait reprendre petit à petit. Et le sport phare et plus populaire, à savoir le football, a obtenu le feu vert pour le redémarrage des épreuves. Toutefois, la relance ne concernera que la Ligue 1. Et ça sera « conformément aux instructions du Premier ministre chargeant le ministre de la Jeunesse et des Sports d’examiner avec les différentes fédérations sportives nationales, la possibilité d’une reprise graduelle et progressive des activités sportives à huis clos et après adoption des protocoles sanitaires y afférents par le Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du coronavirus et le Centre national de la médecine du sport (CNMS) », comme l’indiquait le communiqué du MJS publié jeudi. Pour la FAF, c’est certainement un semi-soulagement, puisque le plan de reprise qu’elle avait élaboré a été considéré. Toutefois, il n’y a que le palier supérieur qui bénéficie de cette dérogation. Ce qui pourrait poser problème par la suite. Surtout si les autres divisions ne reprennent pas. En effet, il pourrait y avoir 3 relégués et pas de promotion. De quoi causer plus d’embouteillage et de tracas pour la FAF et la LFP dans ce cas. Surtout que la Ligue 2 est passée à deux groupes de 18 dans la nouvelle pyramide du foot algérien.

Calendrier dense
Par ailleurs, sur le plan temporel, les responsables de la discipline seront pressés et devront concocter un agenda assez dense en matière d’enchaînement des rencontres. Avec le passage de 16 à 20 clubs en D1 Pro, il y aura 8 journées en plus à faire jouer. Soit 80 rencontres. C’est 320 matchs sur la saison au lieu des 240 habituels. A cela, il faudra penser aux représentants africains qui seront engagés en Ligue des Champions et Coupe de la Confédération CAF. Les instances footballistiques seront confrontées à l’habituel problème de programmation avec des dirigeants de clubs qui commencent à parler de calendrier infernal dès qu’ils sont appelés à jouer 2 matchs en une semaine ou 3 en 12 jours.

La COVID-19 en menace permanente
Pour rappel, le championnat 2019-2020 a été arrêté par la pandémie du Coronavirus. C’est une consultation écrite qui en a décidé de son sort. Et là, sauf regain de virulence de la COVID-19, l’opus 2020-2021 devrait débuter dans un peu plus de deux mois avec une reprise des entraînements programmée pour le 20 du mois en cours. Les joueurs vont avoir les 8 semaines requises pour faire la préparation avant de compéter concrètement. Récemment Sid-Ali Khaldi avait donné des indices qui laissaient prévoir ce retour au sport. « Cette pandémie va durer encore quelques mois et le sport doit s’adapter à la situation sanitaire que vit notre pays. C’est pourquoi nous sommes entrain de préparer le retour progressif des activités sportives », avait déclaré l’homme fort du MJS.
Cependant, le risque zéro n’existe pas face à la COVID-19 qui pourrait chambouler les prévisions à tout moment. Il faudra faire des dépistages. Cela nécessite des dépenses conséquentes que les clubs et les instances de la balle ronde devront assumer. Quand ont sait que la dette des clubs de l’élite s’élève aujourd’hui à 330 millions de DA (33 milliards de centimes)… n