Par Salim Benour
Dans son intervention inaugurale de la cérémonie de lancement du projet de conversion de 150 000 véhicules au carburant GPL, le ministre de la Transition énergétique et des Energies renouvelables Ziane Benattou a rappelé que le secteur des transports «représente aujourd’hui près de 32% de la consommation de l’énergie finale ». «C’est aussi un secteur qui dépend à 96 % des hydrocarbures » alors que «le GPL/carburant ne représente qu’une infime partie, soit 15 % de la production globale de GPL », a-t-il rappelé. Un constat qu’il a nuancé par l’affirmation que le «contexte actuel » en Algérie est favorable à la promotion et à la généralisation du carburant propre et économique.
Pour Ziane Benattou, le projet de conversion de 150 000 véhicules au GPLc est la nouvelle étape d’une démarche qui a commencé avec la suppression de l’essence plombée, en juillet dernier, et qui verra «l’introduction du véhicule électrique à partir de 2021, pour sa généralisation, de manière progressive, à long terme », a-t-il avancé à propos de la consécration de 15% des importations des véhicules importés aux véhicules électriques. Il s’inscrit dans un programme gouvernemental à double volet environnemental et économique qui va «permettre de réaliser une économie au Trésor Public de 360 millions de dollars annuellement », a-t-il ajouté, rappelant que sur le terrain 9 500 véhicules des administrations publiques ont déjà été convertis au GPLc.
Selon le ministre de la Transition énergétique, le projet fait partie des actions devant «permettre à notre pays de s’affranchir de manière graduelle de la dépendance vis-à-vis des ressources conventionnelles et d’amorcer une dynamique d’émergence d’une énergie verte et durable ». «A quelques jours seulement de la COP 26 à Glasgow », elle «marque l’engagement de l’Algérie d’aller vers un modèle de consommation de plus en plus décarboné et respectueux de l’environnement », a-t-il déclaré. L’objectif du programme lancé lundi 18 octobre, a encore relevé le ministre, est d’accroître «la consommation du GPLc qui avoisine aujourd’hui 1,2 million de tonnes alors qu’elle ne dépassait pas 300 000 tonnes il y a quelques années ». Il s’agit de multiplier le nombre de véhicules convertis qui «est, actuellement, à environ 700 000 », a-t-il indiqué. L’enjeu est d’inverser la tendance à la diésélisation du parc roulant en Algérie et de freiner l’importation massive de ce carburant polluant dont le montant est d’«environ deux milliards de dollars annuellement », a-t-il souligné.