Le secteur de la presse a subi, de plein fouet, les répercussions de la situation économique et sanitaire dans le pays. Ainsi, nombreux journalistes et organes de presse écrite -notamment- se retrouvent face à un avenir flou. L’Association des Journalistes Sportifs Algériens (AJSA) a essayé de faire bouger les choses en interpellant le ministre de la Communication Amar Belhimer. Le membre du gouvernement « a reçu Lundi 29 Juin 2020 des membres du bureau exécutif de l’Association des Journalistes Sportifs Algériens (AJSA) qui lui ont fait part de la préoccupation de nombreux segments de la corporation quant à la précarité de la situation socio-professionnelle de nombre d’entre les journalistes permanents », pouvait-on lire dans un communiqué de l’AJSA.
D’après les représentants de la corporation journalistique, et comme le note le rendu de l’entrevue, « le représentant du gouvernement a déclaré qu’il était conscient de la situation dramatique du secteur quant à la préservation de l’emploi, particulièrement celui de la ‘’presse écrite papier’’ et que des mesures d’intervention sont actuellement à l’étude pour pallier les situations précaires.»

« Préserver les carrières de journalistes sportifs »
En effet, « depuis quelques semaines, la situation de la corporation des journalistes professionnels permanents, particulièrement ceux impliqués dans la presse écrite, ne cesse d’inquiéter. La période de confinement due à la pandémie de la Covid 19 a entraîné une chute drastique des tirages et des ventes. En plus le quasi tarissement du gisement publicitaire a jeté ces derniers dans une crise financière sans précédent. Conséquence immédiate, une multitude de journaux envisagent des contractions dramatiques en terme d’emplois quand certains d’entre eux n’ont pas déjà cessé de paraître.»
Cette succession d’événements et de contretemps a fait que « de nombreux journalistes professionnels permanents dont beaucoup de chefs de famille voient leurs revenus mensuels remis en cause quand leur licenciement n’a pas été brutal c’est à dire sans préavis ni indemnité. Le secteur spécialisé le plus menacé au sein des rédactions est celui de la corporation des journalistes sportifs qui fait les frais en premier de la menace de cette mise au chômage », regrette l’AJSA dans son communiqué.
Par ailleurs, l’Association a appelé « les employeurs de tout faire pour préserver les carrières des journalistes sportifs ou d’ouvrir des négociations avec ceux-ci en vue de respecter et sauvegarder leurs droits. Comme nous faisons appel aux pouvoirs publics afin que la réglementation en vigueur en matière de législation du travail soit respectée et que les journalistes et employés des médias en nette difficulté et menacés de faillite puissent jouir pleinement de leur droit.»M.T.