Par Feriel Nourine
Classée parmi les filières capables de participer au plan de relance industrielle mis en place par les pouvoirs publics, l’industrie du textile et cuir fait partie des secteurs qui ont bénéficié chacune de l’installation d’un Comité national de pilotage stratégique.
Privilégiant une méthode participative, concertée et de dialogue dans la gestion de l’industrie nationale, ce type de comités constitue «une ouverture du champ aux différentes parties prenantes pour participer à la prise de décisions stratégiques et exprimer leurs aspirations et besoins à travers des contrats de programme en fonction de chaque filière», avait expliqué le ministre de l’Industrie, Ahmed Zeghdar, lors de cette installation en juin dernier.
Partant de ce principe, le même ministère vient de lancer un appel aux entreprises nationales privées et aux associations professionnelles issues du domaine, et souhaitant intégrer ledit conseil, à se manifester avant le 31 octobre courant.
«Dans le cadre de l’organisation et de la relance des filières industrielles en Algérie, le ministère de l’Industrie lance un appel en direction des entreprises nationales privées et des associations professionnelles activant dans le domaine des industries du textile et du cuir, souhaitant intégrer le comité national de pilotage stratégique des filières textiles et cuir, à contacter le ministère de l’Industrie, au plus tard, le 31 octobre 2022 via l’adresse émail : cpsftext.cuir@industrie.gov.dz indique un communiqué de la tutelle. «Ce comité national qui a pour principale mission d’examiner et de diagnostiquer la situation de la filière textile et cuir et de proposer des solutions concrètes et opérationnelles aux différents problèmes rencontrés par la filière en vue de sa relance, regroupe toutes les parties prenantes des deux secteurs publics et privés sans exception, les institutions officielles, les organisations professionnelles, les laboratoires de recherche ainsi que les centres de formation spécialisés», rappelle la même source.
Après avoir connu une période faste, la filière textile et cuir en Algérie a vu ses performances industrielles réduites à leur plus simple expression, sous l’impact de l’importation, notamment de Chine et de Turquie, qui a totalement déstabilisé le marché national et la production locale.
Ces dernières années, les autorités concernées s’emploient à trouver des solutions à cette industrie à travers des mesures visant à lui insuffler du sang neuf et de la mettre aux standards internationaux.
Ce sont, bien-sûr, des entreprises publiques qui ont bénéficié de cette démarche, à travers un assainissement financier et un accompagnement à l’investissement, dans l’objectif de reconquérir le marché local, dans un premier temps et de passer à l’exportation dans un second temps.
Dans cette perspective, dans le domaine du textile, le groupe public Getex a conclu, selon la règle des 51/49%, un partenariat avec le turc Taypa ayant conduit à la réalisation du pôle industriel des textiles Tayal, dans la wilaya de Relizane.
Outre la filière textile et cuir, trois autres filières ont été dotées, elles aussi, du même type de comité, en l’occurrence l’agroalimentaire, la mécanique-automobile et l’électrique-électronique.
Ce choix a été dicté par le niveau organisationnel «avancé» atteint par les quatre filières, avait-on justifié
Il s’agit également de concrétiser l’objectif escompté par le Gouvernement, à savoir «la valorisation de la production nationale, la promotion de l’investissement, la réduction de la facture d’importation et l’intégration des entreprises dans l’écosystème économique international, permettant ainsi l’augmentation du PIB industriel de 10 à 15% et la transformation de l’économie nationale», avait indiqué M. Zeghdar. <