Blessé au mollet, Marco Verratti est très incertain pour le quart de finale face à l’Atalanta le 12 août prochain. Une bien mauvaise nouvelle pour le PSG, tant les qualités techniques de l’Italien seront précieuses face au pressing constant des hommes de Gasperini. A six jours de l’échéance, Tuchel retient son souffle.
Comme si l’histoire se répétait. Comme si, avant chaque rendez-vous européen important, le PSG devait systématiquement être amputé d’un de ses joueurs clés. Neymar en 2018 avant le Real Madrid, le Brésilien encore et Cavani en 2019 avant Manchester United, Mbappé et Thiago Silva en mars dernier avant le match retour contre Dortmund… Et maintenant, Verratti, dont la présence sur la pelouse de Lisbonne le 12 août prochain semble désormais plus que compromise. Malédiction, mauvaise préparation physique, manque de rythme… depuis l’officialisation de la blessure du «Hibou» par le Paris Saint-Germain, supporters et observateurs du club tentent de mettre des mots sur ce nouveau coup dur pour le PSG, et de l’expliquer. «C’est toujours pareil : quand la Ligue des champions arrive, il y a des choses négatives» a d’ailleurs lancé Thomas Tuchel en conférence de presse mercredi soir, après la victoire des Rouge et Bleu face à Sochaux (1-0) lors du dernier match amical avant de s’envoler pour Lisbonne et son Final 8.
Essentiel face au pressing
Et les faits donnent plutôt raison au tacticien allemand. Déjà privé de Kylian Mbappé, dont Tuchel espère au mieux une présence sur le banc des remplaçants le 12 août prochain, le PSG manquera de profondeur pour tirer profit des quelques lacunes défensives de l’Atalanta. En plus du champion du monde français, l’entraîneur va donc sans doute devoir se passer de Verratti. Ce qui est tout autant problématique pour Paris. «Nous sommes inquiets, parce qu’il a pris un grand coup, une grande blessure (…) Je dois parler avec le docteur mais nous sommes inquiets» a commenté Tuchel sur la possible indisponibilité de l’ancien de Pescara.
Parce que l’Italien l’a prouvé face à l’Olympique Lyonnais lors de la finale de la Coupe de la Ligue : il est, de loin, le meilleur élément du club parisien au milieu de terrain. Verratti a démontré toute son aisance technique, sa capacité à conserver le ballon face au pressing adverse et à dicter le jeu. Des qualités indispensables pour faire face aux hommes de Gasperini et à leur harcèlement constant sur le porteur du ballon. Sans son «Hibou», Paris risque de beaucoup souffrir dans l’entre jeu.
Au milieu, le bricolage commence
Commence alors un casse-tête pour Thomas Tuchel. Contraint avec l’absence quasi certaine de Mbappé, le non-remplacement d’Edinson Cavani et la suspension d’Angel Di Maria d’évoluer dans un 4-3-3, le tacticien allemand va devoir bricoler au milieu de terrain. Au vu des disponibilités de chacun, l’entraîneur parisien devrait positionner Marquinhos au poste de sentinelle, comme face à Lyon. Il évoluerait aux côtés de Paredes et Gueye, et le duo Thiago Silva/Kimpembe devrait alors être aligné en charnière centrale. Une autre option, moins crédible, s’offre à Thomas Tuchel : celle de remplacer numériquement Verratti par un autre milieu de terrain, à savoir Ander Herrera. Mais l’Espagnol n’a débuté aucune des deux finales de coupe disputées face à Saint-Etienne et l’Olympique Lyonnais. Il paraît peu probable que le tacticien allemand fasse confiance dès le coup d’envoi à l’ancien mancunien dans un match si crucial.
Si l’absence de Verratti se confirme, Paris sera donc amputé de deux joueurs clés face à l’Atalanta. Contre Dortmund, Verratti et Mbappé étaient également absents au coup d’envoi, ce qui n’a pas empêché le PSG de se qualifier. Mais le contexte était différent, et les conditions physiques des joueurs parisiens incomparables à celles d’aujourd’hui. Surtout, le PSG pouvait compter sur les qualités et les caractéristiques de Verratti et Mbappé, précieuses pour contrer et mettre en danger la Dea. Ce qui ne pourrait plus être le cas. À six jours de rencontre l’Atalanta, Paris croise les doigts. n