Par Mohamed Touileb
Pour l’entrée en matière face de la Tunisie face au Danemark (0-0) en Coupe du Monde 2022, Aïssa Laïdouni, élu homme du match, a livré une grosse partie. De ce fait, le milieu de terrain, d’origine algérienne par son père et un temps candidat pour rejoindre les Verts, a de quoi nourrir les regrets de Djamel Belmadi de ne pas lui avoir donné sa chance.
Depuis que Guedioura n’est plus en sélection, Belmadi a du mal à donner la stabilité au milieu de terrain des «Verts». En juin 2021, le tank algérien, expulsé en l’espace de 7 minutes, a joué face à la Tunisie en amical à Radès (victoire 2-0) et, dans le camp adverse, il y avait un certain Aïssa Laïdouni.
Le pensionnaire de Ferencváros TC (Hongrie) venait d’être chipé par les Tunisiens. Pourtant, il voulait ardemment porter la tunique d’ «El-Khadra». En effet, il détient la triple nationalité (algérienne-tunisienne-française). Cependant, Belmadi n’avait pas jugé son potentiel intéressant. Et ce bien que le joueur de 24 ans comptait déjà des matchs en UEFA Champions League et que Guedioura était déjà vieillissant.

Un Guedioura plus offensif
Sur le plan morphologique et de l’impact physique, Laïdouni a un profil très proche de celui de Dababa Guedioura. L’ancien sociétaire du SCO Angers est quelqu’un de très rugueux et agressif (dans le bon sens). Il aime les contacts et montre une certaine capacité à aller chercher la profondeur sur les transitions offensives. Il l’a montré ce mardi contre les Danois.
Le proverbe dit qu’«à cheval donné, on ne regarde pas les dents». Laïdouni aurait probablement été un bon renfort pour les Fennecs qui ont, depuis un bon moment, besoin d’un nouveau sang dans son compartiment. Il remplissait largement les critères pour avoir – au moins – droit à un test. Il l’a eu ailleurs. Chez nos voisins puisqu’il est de mère tunisienne où il n’a pas mis beaucoup de temps pour convaincre de ses qualités.
Aujourd’hui, on se retrouve à s’en mordre les doigts. Sachant que son contrat en Hongrie (plus gros salaire du championnat) expire en juin prochain, l’Aigle de Carthage pourrait prétendre à jouer dans un club plus huppé s’il réalise un bon Mondial. Et il est parti sur les bonnes bases pour marquer les esprits et convaincre les recruteurs de ses qualités qui ne sont pas à discuter. n