Il n’en finit plus d’impressionner et de prouver que sa marge de progression est considérable. Hicham Boudaoui vit très bien sa deuxième saison avec l’OGC Nice. Malgré quelques soucis physiques récents, il a toujours de bonnes sensations. Bien que son club ne joue plus rien pour cette fin d’exercice, le natif de Béchar se maintient à un niveau de compétitivité significatif. Tout cela ne peut que l’aider pour renforcer son statut d’international. Il peut même jouer en sentinelle si besoin.

Par Mohamed Touileb
Après avoir manqué 4 sorties entre le 14 mars et le 11 avril en raison d’une lacération du ménisque, Boudaoui a retrouvé les pelouses. En plus d’être polyvalent dans l’entre-jeu (il peut jouer en milieu défensif ou relayeur), l’ancien sociétaire du Paradou AC a une maîtrise technique et le sens du placement.
Au mois d’avril dernier, son entraîneur Adrian Ursea a reconnu qu’ «on évolue différemment avec Hicham qu’avec un autre en raison de ses qualités. C’est au staff et à moi de s’adapter par rapport aux problématiques qu’on peut rencontrer selon les adversaires et ce que Hicham peut nous apporter dans l’expression collective. Mais je ne peux pas dire que le jeu de Nice repose sur lui, ça serait malvenu de ma part.»
Le successeur de Patrick Vieira sur le banc niçois «sait ce qu’il est capable de faire : le jeu, jouer sur des espaces réduits et attaquer la profondeur. Il est surtout très intelligent et sait mettre en pratique ce qu’on lui demande en stratégie de match mais ce n’est pas le seul dans l’effectif à savoir faire cela.» Des mots flatteurs mais aussi une subtilité pour signifier au champion d’Afrique qu’il est important pour le collectif mais que le collectif par-dessus tout.

Il vaut largement ses 4 millions d’euros
Hier, pour la réception des Brestois et Haris Belkebla, Boudaoui a trouvé la faille pour la deuxième fois sur les 3 dernières journées de la Ligue 1 Uber Eats. En égalisant au moment où son team était en inferioré numérique, il les avait remis dans la partie pour finir par s’imposer 3 buts à 2. Ainsi, il a porté son total buts à 2 pour 3 réalisations en 26 apparitions. Arrivée juste après la CAN-2019 contre un chèque de 4 millions d’euros, l’ex-Paciste est, jusqu’à aujourd’hui, le joueur local le plus cher de l’Histoire. Son jeune âge (20 ans à l’époque) mais aussi son énorme potentiel avaient incité les dirigeants des Aiglons à mettre le paquet sur lui. Aujourd’hui, il vaut 5 millions d’euros sur le marché selon Transfermarkt. Une valeur qui pourrait vite grimper si jamais le milieu de terrain devient un titulaire permanent dans le dispositif de Djamel Belmadi. Le sélectionneur national n’a jamais caché son admiration pour la perle du Sud algérien. Ses performances avec le «Gym» ne peuvent qu’augmenter ses chances de postuler à une place pérenne dans le onze des Fennecs sur le long terme. Ça ne serait pas volé. En tout cas, si tout se passe bien, il devrait avoir du temps de jeu lors des 3 prochaines sorties des Verts en juin prochain contre la Mauritanie, le Mali et la Tunisie.