Alors que beaucoup pensaient que le MC Alger était déjà qualifié pour le Premier tour de la Ligue des Champions CAF, le dossier de la seconde manche entre le «Doyen» et les Buffles du Borgou (Bénin) était resté ouvert et à l’étude jusqu’à hier. La Commission d’organisation des compétitions interclubs et de gestion du système d’octroi des licences de clubs a informé, la veille, la direction du Mouloudia qu’elle a 48 heures pour trouver un plan de vol, hors celui avec la compagnie Air France, pour que les Béninois puissent débarquer à Alger et disputer l’acte II d’ici le 17 du mois en cours. Lecture.

Il y avait trois options soumises dans la consultation écrite initiée par ladite Commission qui est annexée à la Confédération africaine de football (CAF) : disqualification de Buffles FC, match à rejouer à Alger ou le déroulement de la rencontre au Maroc ou en Tunisie. La victoire par forfait pour les Algériens étant exclue (il n’y a qu’Abdelkrim Medouar, président de la LFP et l’un des 6 membres qui composent ce comité, qui a voté pour cette option), il faudra réorganiser cet «acte II». Reste à définir le lieu de l’empoignade contre le représentant du Bénin qui avait évoqué des difficultés financières pour assumer un déplacement en Algérie via Air France en transitant par Paris.
A partir de là, l’équipe receveuse, à savoir le MCA, a été appelée à trouver une alternative pour que les coéquipiers de Fehintola, auteur du but égalisateur à l’aller (1/1), viennent en Algérie. A part envoyer un vol spécial pour les acheminer, on voit mal comment la direction des «Vert et Rouge» puisse remédier à cette exigence organisationnelle émanant de la structure confédérale suprême en Afrique.

Décision peu impartiale de la CAF ?
Après avoir dépensé de l’argent pour se rendre à Parakou (Bénin), les responsables mouloudéens se retrouvent dans l’obligation de sortir le carnet de chèque soit pour ramener les Buffles ou, dans le cas échéant, voyager au Maroc ou en Tunisie afin de les retrouver. Quelque part, les camarades de Samy Frioui perdent l’avantage de recevoir chez eux. Ce qui est contradictoire avec le mode de compétition qui devrait garantir à chacun des deux teams d’évoluer à domicile sur l’une des rencontres de la double-confrontation.
Cependant, les dirigeants de l’équipe adverse n’ont pas manqué de faire du chichi auprès de la CAF sachant que cette dernière a pris des mesures spéciales dans le contexte sanitaire actuel lié au Coronavirus. En effet, elle a tout simplement recommandé aux équipes hôtes de faciliter l’accès aux formations visiteuses étant donné que les liaisons aériennes régulières sont bloquées.
Avec du recul, Abdenacer Almas, président du Conseil d’Administration du MCA, aurait peut-être dû accepter d’animer le mach «retour» au Bénin pour éviter tous ces tracas. D’autant plus que la position de la CAF dans ce dossier semble loin d’être «impartiale». Et c’est à condamner fortement. D’autant plus que cet épisode viendra certainement brouiller le calendrier du championnat de Ligue 1 étant donné que les poulains de Nabil Neghiz devaient jouer l’O Médéa le 17 du mois en cours. Un duel qui pourrait, vraisemblablement, être reporté puisque l’éventuelle seconde opposition avec les Buffles se jouera à cette date. Affaire à suivre. n