Abdenacer Almas, président directeur général (P-DG) de la SSPA/MC Alger, a hérité d’un dossier Bernard Casoni miné. Il a tenté de le désamorcer en versant trois mois de salaires, représentant le passif (66.000 euros), à l’ancien entraîneur du Mouloudia. Mais ce n’est manifestement pas suffisant. Le technicien français veut plus. Beaucoup plus. Soit une indemnisation à hauteur de 396.000 euros correspondant aux mensualités (18) restantes de son contrat. Rien que ça

Almas a jeté l’éponge : « Casoni a voulu une très forte indemnité. Maintenant, il n’a qu’à aller voir la FIFA. Cela le concerne lui. Nous, on a respecté la loi en l’invitant en Algérie pour régler le problème. On ne peut pas faire plus que ça », a estimé le successeur de Foued Sakhri qui révèle que Casoni, qui était attendu mardi dernier à Alger mais n’est pas venu, « a refusé de signer la résiliation de contrat car il a voulu percevoir une très forte indemnité, en plus des trois salaires que lui confère la loi. La FIFA ne trouvera rien si ce n’est qu’il a droit à trois salaires comme indemnités.»
L’ex driver du Doyen « a refusé de répondre à la convocation de la FAF », qui a voulu faire l’intermédiaire et régler le litige lors d’une réunion qu’elle avait programmée le 10 mars écoulé. Pour Almas, Casoni a fait « un pied de nez à l’instance de football. Et pourtant, c’est le club qui a pris en charge le séjour du technicien en Algérie. On lui a envoyé un chauffeur afin qu’il le conduise jusqu’au siège de la FAF mais il a refusé. Il n’a respecté ni l’instance de notre football ni le pays où il a travaillé.»
Contrat résilié
d’un côté
La gestion de ce cas est éprouvante pour la direction mouloudéenne. Malgré le changement à la tête du directoire, Casoni est resté sur son esprit de vengeance en repensant à cette humiliation de Sakhri qui l’avait éjecté de son poste d’une manière abusive et irréfléchie. Toutefois, Almas note que « Nous avons demandé l’application de la réglementation notamment l’article 5 qui stipule la résiliation du contrat d’un seul côté. En parallèle, la direction a entamé le transfert du montant financier et l’a injecté dans les comptes des concernés. Un dossier complet a été déposé à la CRL où le Mouloudia demande la résiliation du contrat.» Une requête interne qui a eu suite favorable puis que Nabil Neghiz, nouveau chef de la barre technique, et ses assistants ont obtenu leurs licences pour exercer normalement en jour de match. Cela permet à l’entraîneur d’être présent pour les rencontres à venir sachant qu’il avait bénéficié d’une dérogation pour les rencontres face à l’USM Alger et le MC Oran. La rupture du bail par l’instance algérienne de football ne veut pas dire que l’affaire est close. Surtout que la FIFA pourrait avoir un autre avis sachant que Casoni a « un contrat en béton » comme n’avait cessé de le répéter Achour Batrouni, ancien président du Conseil d’Administration, qui était contre la décision de le renvoyer sans négocier. Des mois après, le club algérois est en train de payer le management approximatif et irresponsable de ce dernier de Sakhri. n