Dans l’entretien exclusif qu’il a accordé à Eurosport.fr, Arrigo Sacchi a accepté de livrer son regard sur les performances du PSG, pas vraiment flamboyantes depuis quelques temps. «C’est un groupe, pas une équipe», a confié l’ancien entraîneur historique de l’AC Milan. C’est un plat qui n’était pas vraiment prévu au menu. Mais au fur et à mesure de la discussion, il a fini par arriver sur la table. Inévitablement. Interrogé le 29 octobre dernier, au lendemain de la victoire du PSG sur la pelouse de l’Istanbul Basaksehir (0-2), Arrigo Sacchi a accepté de livrer son regard sur l’actuelle saison parisienne, marquée notamment par un jeu en berne. Toujours très attaché à la façon dont arrive un résultat, et donc au jeu, l’ancien entraîneur légendaire de l’AC Milan a confié qu’il «ne suivait pas beaucoup» l’équipe de Thomas Tuchel.

SANS HARMONIE NI BEAUTÉ
«Je ne regarde pas beaucoup le PSG car cela ne me plaît pas, a assuré Sacchi. J’ai vu 30 minutes du match face à l’Istanbul Basaksehir et j’ai changé. C’est une équipe qui n’est pas basée sur l’harmonie et la beauté. C’est une équipe qui se repose sur les individualités et la force économique. C’est un groupe, pas une équipe. Une équipe, c’est quand 11 joueurs parviennent à intérioriser des choses. Cela va au-delà de la tactique et la technique. C’est quand les réponses deviennent automatiques des entraînements aux matches.» Pas vraiment convaincu par l’harmonie qui se dégage le PSG, Sacchi estime qu’il «»n’y a pas vraiment d’automatismes» dans l’équipe parisienne, souvent sauvée par le génie de ses stars. «L’Atalanta était en train d’accomplir un vrai chef-d’œuvre la saison passée en quart de finale de la Ligue des champions. Un joueur du PSG coûtait plus que toute l’équipe de l’Atalanta ensemble…». Si le PSG s’était finalement sauvé in extremis, cela n’a visiblement pas suffi à convaincre celui qui a été élu troisième plus grand entraîneur de l’histoire par France Football en 2019.