Yeni Malatyaspor. Voilà où on avait quitté Mehdi Zeffane (29 ans) en janvier. Le latéral droit avait rebondi en Süper Lig à l’issue de son aventure en Russie, au Krylia Sovetov. Seulement, malgré du temps de jeu (9 titularisations), rien ne s’est vraiment passé comme prévu là-bas, comme il l’a raconté au micro de Foot Mercato. «La Turquie, ça ne s’est pas très bien passé. Je me suis retrouvé dans un club très mal organisé, la preuve toute l’équipe a quitté le club prématurément. Je suis libre de tout contrat depuis fin mars. J’ai quitté le club pour salaires impayés. C’est malgré tout une expérience qui me servira pour l’avenir. Le plus important aujourd’hui pour moi, c’est l’avenir. Et je me prépare pour le mercato estival qui arrive très vite», nous a-t-il raconté.
De retour à Lyon, sa ville natale, où il s’entretient au quotidien avec un préparateur physique personnel, l’international algérien (19 sélections, 1 but) espère ne pas revivre les mêmes mésaventures cet été. «J’ai envie de retrouver un club sérieux, professionnel et ambitieux au plus vite. Un club dans lequel je pourrai m’épanouir et apporter mon expérience, parce que, sans prétention aucune, je pense avoir un CV intéressant et pouvoir apporter à tout un groupe et à un club», nous a-t-il confié, avouant une petite préférence, lui l’ancien pensionnaire de l’Olympique Lyonnais (2009-2016) et du Stade Rennais (2016-2019).
La L1 option n° 1
«Je ne suis pas fermé à un retour en France. J’ai fait le plus gros de ma carrière en France. Je suis même ouvert à un retour en France. Il y a quelques prises de contact. C’est encore tôt, car certains clubs ne sont pas encore complètement fixés sur leur avenir. Mais il y a quelques prises de contact oui», nous a-t-il révélé, jugeant la Ligue 1 en constante progression depuis son départ. «J’ai continué à suivre mes anciens clubs et la L1 en général. Il y a un très bon niveau. Du suspens tous les ans. On ne sait jamais ce qui peut se passer. Quand on voit Nantes qui était au bord de la relégation la saison passée et qui gagne la Coupe de France cette année… Tout change d’une saison à l’autre. Il faut se remettre en question constamment et bosser. Le niveau augmente, s’améliore d’année en année, je trouve.»
Formé au sein de la formidable académie si chère à Jean-Michel Aulas, le défenseur observe attentivement l’actualité des Gones. «Lyon, c’est ma ville natale. L’OL, mon club formateur. L’OL ne vit pas sa meilleure saison, c’est sûr. Peut-être qu’ils veulent retrouver une identité en revenant vers la formation. Je ne suis pas aux manettes, alors c’est difficile d’en parler, mais je souhaite toujours le meilleur à Lyon. Et quand j’entends que des anciens pourraient revenir, je reste attentif. Je ne suis pas du tout en contact avec les dirigeants de l’OL, même si j’ai toujours beaucoup d’amis là-bas. Si demain, Lyon m’appelle pour revenir, j’étudierai la proposition et je serai ouvert à cette possibilité, éventuellement. On verra. Je suis ouvert. J’ai eu la chance de gagner des titres, de jouer dans des bons clubs en France et à l’étranger, je pense avoir engrangé beaucoup d’expérience en tant que joueur et qu’homme», nous a-t-il expliqué, saluant aussi le parcours du Rennes de Bruno Genesio et Florian Maurice, qu’il connaît très bien.

Belmadi regarde tout
«Bruno m’a entraîné en jeunes à l’OL et je l’ai eu en coach chez les professionnels ensuite. Je ne suis pas surpris, Bruno connaît le football, Rennes est peut-être l’équipe qui joue le mieux au ballon cette saison en L1, c’est très agréable de les voir jouer cette année, ce n’est pas un hasard s’ils ont la première ou deuxième meilleure attaque. J’espère qu’ils seront récompensés et accrocheront une bonne place européenne», nous a-t-il indiqué.
Attristé par les éliminations successives des Fennecs en Coupe d’Afrique des Nations et lors de barrages pour le Mondial 2022 au Qatar, le champion d’Afrique 2019 souhaite que les Verts rebondissent au plus vite. En travaillant. «C’était un début d’année compliqué. J’étais triste comme tous les Algériens. On a pris une grosse claque entre la CAN et la non qualification pour la Coupe du Monde. Pas mal de choses ont été dites depuis le début d’année. Maintenant, on a juste à faire le dos rond, faire le travail et revenir sur le devant de la scène au plus vite. C’est tout ce qu’on a à faire», nous a-t-il martelé, espérant pouvoir apporter sa pierre à l’édifice.
«Je sais que le coach Djamel (Belmadi), avec qui je suis souvent en contact, regarde tout ce qui se passe pour les joueurs qu’il a déjà sélectionnés. Je sais que c’est important pour lui d’avoir des joueurs dans des championnats compétitifs, ça aura aussi un impact sur mon choix cet été, c’est certain». <