Par Kahina Sidhoum
Lundi, 3 janvier, le Koweïtien Haitham Al-Ghais a été nommé Secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). L’annonce de cette nomination a été faite à la veille de la réunion mensuelle de l’organisation, qui se tiendra aujourd’hui mardi.
Haitham Al-Ghais, un vétéran du secteur de l’énergie dans son pays et à l’international, prendra ses fonctions en août prochain, pour une durée de trois ans. Il remplacera le Nigérian Mohammed Barkindo, en poste depuis 2016. «M. Al-Ghais est un vétéran de Kuwait Petroleum Corporation (KPC)», conglomérat d’Etat dont il a été notamment le directeur du bureau à Pékin puis Londres, et «a été gouverneur de l’Opep pour le Koweït de 2017 à juin 2021», précise l’Opep dans un communiqué.
L’organisation basée à Vienne, en Autriche, «exprime sa gratitude» à Mohammed Barkindo «pour sa direction lors de ses deux mandats consécutifs». Sous la houlette de ce dernier, l’Opep s’est associée à dix autres pays, dont la Russie, dans un accord Opep+ signé en 2016. Cette alliance a notamment permis aux producteurs d’équilibrer le marché et de limiter leurs extractions d’or noir depuis l’émergence de la pandémie de la Covid-19. Un effort qui a fait remonter les cours après un choc sur le marché très marqué en avril 2020.
Lors de la réunion mensuelle prévue aujourd’hui à la mi-journée, l’Opep+ devrait confirmer son intention d’augmenter sa production en février, en misant sur un impact limité du variant Omicron du coronavirus sur la demande mondiale de brut, indiquent des sources proches de pays producteurs. Le groupe table ainsi, pour l’instant, sur une augmentation de 400 000 barils/jour, équivalente à celles mises en oeuvre depuis mai 2021.
Dans un rapport technique que Reuters a pu consulter dimanche, avant la réunion prévue mardi, le groupe relativise l’impact du variant Omicron sur la demande globale en le décrivant comme «modéré et de courte durée» tout en maintenant tabler sur des perspectives économiques inchangées.