Le groupe Accor célèbre ses cinquante ans d’activité dans le monde.

En Algérie, l’opérateur mondial de l’hôtellerie est présent depuis un quart de siècle. Il a ouvert son premier établissement, Sofitel d’Alger, en 1992. Lancé dans le contexte tourmenté qu’on le sait, cet hôtel est aujourd’hui parmi les plus fréquentés de la capitale.

Il symbolise le défi et le succès à la fois de son entreprise en Algérie. Pour les vacances de fin d’année déjà et pour l’année 2018, qui est à nos portes, Accor Algérie compte mettre en valeur ses établissements se trouvant à l’intérieur du pays et en particulier à Oran et Tlemcen, deux destinations d’affaires et de tourisme importantes en Algérie. Les deux villes disposent d’un patrimoine culturel et touristique de réputation nationale et abritent un tissu économique et industriel parmi les plus actifs dans le pays, attirant les chefs d’entreprise et les hommes d’affaires algériens et de nationalité étrangère.
«Nous voulons promouvoir à l’intention de nos clients les deux destinations et mettre en lumière les villes qui les abritent, Oran et Tlemcen», affirme d’emblée Pierre-Alain Bignalet, directeur général d’Ibis Oran et Ibis Tlemcen, lors d’une rencontre avec la presse les 17, 18 et 19 décembre derniers. Pour ce responsable, qui connait bien le secteur hôtelier dans le monde et qui observe « depuis des années » son évolution en Algérie, «la concurrence devient de plus en plus rude» avec l’arrivée sans cesse dans ce domaine d’activité d’investisseurs locaux, seuls ou en association avec des partenaires étrangers. «Cette concurrence est réelle. Elle s’accentue mais elle reste, pour nous, un stimulant fort », ajoute M. Bignalet, insistant que la maison Accor c’est d’abord un « label de classe mondiale» et un « service incomparable », selon la responsable du marketing d’Accor Algérie, Narimene Morsi. Le groupe gère cinq hôtels de catégorie Ibis à Alger (ouvert en 2009), Oran (2011), Tlemcen (2011), Constantine (2012) et Sétif (2016). Les dates rapprochées d’ouverture de ces établissements signalent une politique d’investissement massif dans le secteur. Pour le futur, l’opérateur garde toujours sous la main un plan de développement comprenant l’ouverture de 24 autres établissements Ibis. Cet objectif dépend cependant de l’environnement, des « impondérables », des « lenteurs bureaucratiques » et des « aléas du foncier ».
La construction d’un hôtel Ibis de 120 chambres à Mostaganem est au stade de l’étude, révèle Narimène Morsi. «Nous envisageons également d’autres projets dans d’autres régions où le potentiel existe », ajoute-t-elle.
Actuellement, Accor Algérie s’attelle à la relance du projet d’un hôtel Mercure à Ain Benian en association avec un partenaire local disposant déjà d’une infrastructure en cours d’achèvement et qui devait s’appeler l’hôtel Africana. «L’ouverture est prévue entre fin 2019 et début 2020. Nous avons signé le contrat de management en 2015.
Il y a un plan de charge qui a été donné au propriétaire afin que la construction soit aux normes d’un hôtel de la marque Mercure.
L’établissement aura une capacité de 152 chambres avec un espace séminaire et espace bien-être. Le chantier va bientôt reprendre», précise Narimene Morsi.
D’après la même source, l’Ibis de Bab Ezzouar, l’un des plus rentables de la chaine selon des observateurs, va connaitre une extension et la construction de 104 autres chambres. À Sidi Fredj, Accor Hôtels a décidé récemment de reprendre le management du centre de thalassothérapie après la fin des travaux de rénovation en cours. A la réception, ce centre d’une capacité de 240 chambres, sera géré sous le logo Sofitel à l’horizon 2020, a-t-on appris.
Pour rappel, Accor Hôtels a établi voilà plus d’une décennie une joint-venture, en 2005 précisément, avec le groupe privé algérien Djilali Mehri (Sieha-Gimmo). Cette association à « 50/50 » réalisée bien avant l’adoption la loi de finances 2009 et de la règle des « 51/49 » pour l’investissement étranger inclut un hôtel Novotel de 255 chambres à Bab Ezzouar. Ce Novotel, en projet, comprendra un espace séminaire, un espace bien-être et une piscine.
En plus du partenariat investissement dont le groupe s’est proposé de mener, la joint-venture comprend le volet management qui pourrait voir le groupe mondial réaliser des partenariats avec d’autres opérateurs algériens de l’hôtellerie.