En plus d’un marché énergétique à prix très favorable, Sonatrach est en train de traverser une période faste en matière de découvertes qui renforce ses capacités aussi bien en pétrole qu’en gaz.

Ce sont, en effet, trois nouvelles découvertes qui ont été annoncées hier par Sonatrach, dont deux de gaz en effort propre et une de pétrole en partenariat avec l’italien ENI. La première est une découverte de gaz à condensat réalisée dans deux réservoirs dévoniens, suite au forage par Sonatrach d’un puits d’exploration «In Ekker Sud West-1» (IEKSW-1), dans le périmètre de recherche «In Amenas 2» du bassin d’Illizi, explique la même source. Ajoutant que «les débits enregistrés lors des tests sont de 300 000 m3/jour de gaz et 26 m3/jour de condensat à partir du premier réservoir, et de 213 000 m3/jour de gaz et 17 m3/jour de condensat à partir du deuxième réservoir».
Concernant la deuxième découverte, sa réalisation a été faite avec le partenaire italien ENI, suite au forage du puits d’exploration «Rhourde Ouled Djemaa Ouest-1» (RODW-1), dans le périmètre de recherche «Sif Fatima 2», situé dans la région nord du bassin de Berkine, ajoute le document.
Le puits RODW-1, le troisième de la campagne de forage d’exploration en cours dans ladite région, a mis en évidence une découverte de pétrole brut dans les grès du réservoir «Trias Argileux Gréseux Inférieur (TAGI) de la formation triasique», a fait savoir le Groupe énergétique national.
Durant le test de production, «le puits a donné lieu à 1 300 barils/jour d’huile et 51 000 m3/jour de gaz associé», avance Sonatrach, avant d’expliquer que la mise en production de ces deux découvertes se fera à travers un développement rapide « fast-track « étant donné la proximité des installations existantes d’Ohanet et de Rhourde Ouled Djemaa (ROD).
La troisième découverte a, quant à elle, été enregistrée par Sonatrach lors du forage d’un puits de délinéation «Tamzaia-3» (TAMZ-3) sur le périmètre de recherche «Taghit» du bassin de Béchar, où une production «intéressante» de gaz a été obtenue lors du test de formation du réservoir siegenien (dévonien inférieur), annonce également le groupe. «Ce résultat met, ainsi, en évidence un potentiel de gaz dans ce réservoir non testé auparavant dans une région considérée comme domaine émergent», conclut le communiqué.
Ces nouvelles découvertes renforcent la position de Sonatrach sur le marché énergétique international, marqué par une forte demande, mais aussi par une redistribution des cartes chez les fournisseurs provoquée par la guerre en Ukraine et la quête d’alternatives à la production russe au sein des pays importateurs.
La démarche de la compagnie au profit de l’exploration s’en trouve ainsi confortée. En janvier dernier, son PDG, Toufik Hakkar, avait annoncé un investissement global de 40 milliards de dollars que le Groupe allait consentir durant la période 2022-2026, précisant que la part du lion, soit 70%, de ces investissements sera consacrée à l’exploration et la production «afin de préserver les capacités productives nationales», a-t-il ajouté.
Entre 2020 et 2022, pas moins de 35 nouvelles découvertes d’hydrocarbures avaient été enregistrées, dont 34 découvertes en effort propre de Sonatrach. L’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur les hydrocarbures et le partenariat avec des groupes étrangers est en train d’apporter un nouveau souffle au volet exploration, comme en témoignent les toutes premières opérations réussies dans ce volet, notamment avec le partenaire historique ENI.