Un gâchis ! Un véritable ! Hier, jour d’après désillusion, le réveil fut dur pour les amoureux de l’équipe nationale éliminée la veille de la Coupe d’Afrique des nations 2017 (14 janvier – 5 février au Gabon).
Sans regrets, parce que les «Verts» n’ont rien montré pour voir le reste de la compétition et y durer. Avec beaucoup d’amertume, toutefois, pour un groupe prometteur, sur le plan individuel, qui avait tout à montrer.
Pour une débâcle, c’en est une. On peut même la qualifier de fiasco. Tout le monde attendait plus de Riyad Mahrez & Co’. Personne ne voulait envisager ce cruel scénario vécu par une EN qui a perdu de son brio. Un lustre de post-Coupe du Monde qu’elle n’a pas pu préserver.
Pour le retrouver, elle devra commencer à y penser dès les sorties à venir. D’autant plus qu’un autre sort, celui pour le Mondial 2018, se jouera dans un très proche avenir.
Se relever, reprendre ses esprits et la fermeté de la démarche, ça sera dur de remettre la machine en marche. Encore une fois, les «Fennecs» se retrouvent sans maître à bord.
Seuls face à leurs torts. En premier lieu, cette faute d’avoir manqué, lamentablement, le prestigieux rendez-vous.
Pour se hisser au sommet du continent, n’était un coach limité, «El-Khadra» semblait avoir tout. La Fédération algérienne de football (FAF), présidée par Mohamed Raouraoua, n’a pas lésiné sur les moyens financiers pour mettre les joueurs dans des conditions optimales. Cependant, c’est, manifestement, un autre aspect de la gestion qui a été fatal. La politique du premier responsable de la FAF n’a pas été infaillible.
Certaines décisions alimentées par le zèle se sont avérées très nuisibles. On ne va pas faire la dissection de cette inconfortable situation. Il est, néanmoins, possible de noter que des choses doivent changer pour ne pas voir l’ambition de cette génération partir en congé.
Le «capital réputation» a subi un nouveau décompte. Les responsables de cette débâcle doivent, tous et sans exception, rendra des comptes. Se soucier véritablement de la gravité de la situation et en tenir compte. Cette élimination sans gloire ne pouvait qu’avoir raison de certaines têtes. Georges Leekens, désormais ex-sélectionneur de l’Algérie, a déjà vu la sienne sauter. A force d’enlever les fusibles, c’est toute la carte mère qui peut se griller. La clé du succès reste la stabilité même si personne n’est obligé de rester ad vitam aeternam.