Le CR Belouizdad et le Gor Mahia devaient s’affronter hier soir (20h45) au stade 5 Juillet 1962 (Alger) pour le compte du premier tour «aller» de la Ligue des Champions CAF. Mais les Kenyans, attendus lundi à Alger, n’étaient pas là. Même s’ils ont manqué le rendez-vous, les visiteurs sont parvenus à obtenir la reprogrammation de la partie pour le 26 du mois en cours. Pourtant, il n’y avait pas de raison(s) valable(s) pour qu’ils aient cette faveur. Le tout, devant une Fédération algérienne de football (FAF) amorphe qui ne défend aucunement les intérêts de ses représentants dans le tournoi.

C’est une décision qui perturbe le club de la banlieue d’Alger mais aussi les plans de la Ligue de football professionnel (LFP) qui se retrouve contrainte d’exempter le «Chabab» des matchs du week-end prochain en championnat puisque la rencontre face au team de Nairobi se disputera samedi. C’est pour dire que la décision de l’instance confédérale aura un impact direct sur le calendrier de la Ligue 1 et ajoutera une rencontre en retard de plus pour les Belouizdadis qui auront deux mises à jour.

La LFP ne défend même pas l’agenda de Ligue 1
En effet, les champions d’Algérie sortants devaient recevoir, dimanche, le CS Constantine pour le compte de la 5e étape dans le challenge national. Mais ils verront cette explication décalée pour une date à définir ultérieurement. Et sachant qu’ils sont favoris pour accrocher la phase de poules, ils devront probablement la jouer en milieu de semaine dans une saison qui était déjà promise à un rythme infernal avec 38 tests au menu.
Les dirigeants de la formation des «Rouge et Blanc» espéraient certainement obtenir gain de cause dans cette affaire et gagner sans jouer. D’autant plus que la direction a respecté toutes les démarches pour permettre aux Kenyans de rejoindre la capitale à temps. D’ailleurs, Ambrose Rachier, chairman du «Mighty Gor» avait affirmé avoir «obtenu l’autorisation pour effectuer le déplacement en Algérie. Nous avons saisi la compagnie aérienne qatarie pour continuer les formalités, sachant qu’elle est l’une des rares à atterrir à Alger. Nous faisons de notre mieux pour nous rendre en Algérie.»

Le Coronavirus favorise le subterfuge
Toutefois, lundi, sa délégation n’était pas là. Dans la foulée, Ambrose avait informé que «notre match contre le CR Belouizdad se jouera désormais samedi 26 décembre. Nous avons réussi à obtenir la reprogrammation de cette rencontre à cette date, car il était difficile pour nous de trouver un vol pour l’Algérie en raison de la fermeture de l’espace aérien liée à la pandémie de Covid-19.»
Le subterfuge était tout trouvé pour obtenir l’indulgence de la CAF alors que la vérité était que ses joueurs avaient, tout simplement, décidé de boycotter le voyage en protestation aux deux mois de salaire non-versés. La structure footballisique continentale a été bernée. D’autant plus que la FAF et la LFP n’ont pas fait le nécessaire pour protéger le CRB. C’était aussi le cas pour le MC Alger contraint de rejouer face aux Buffles de Borgou qui n’avaient pas pu venir à Alger à temps pour la seconde manche dans le tour préliminaire.
Même si, il faut le souligner, le directoire du «Doyen», contrairement à celui des Belcourtois, n’avait pas fait les démarches nécessaires pour faciliter le déplacement des Béninois. Une véritable cacophonie.