A 36 ans, il est le doyen actuel de l’équipe nationale. Raïs M’Bolhi protège les cages de l’Algérie depuis plus de 12 ans. Samedi dernier, il honorait sa 91e sélection avec les «Verts». Le portier bénéficie toujours de la confiance du sélectionneur Djamel Belmadi qui envisage de le garder encore quelque temps. Il y a 3 jours, malgré la défaite (2-0) chez la Suède, le keeper a montré qu’il avait toujours des aptitudes pour faire partie des derniers remparts de l’EN.

Par Mohamed Touileb
Malgré les deux buts encaissés samedi contre la Suède (2-0), Raïs M’Bolhi a livré une prestation qui rend sa convocation légitime. A 36 ans, l’expérimenté portier des Verts semble toujours compétitif et utile pour prolonger sa carrière en sélection.

La main tendue de Belmadi
En septembre dernier, il avait décidé de se passer de lui car il était resté longtemps sans club. Pour autant, Belmadi ne comptait pas lâcher M’Bolhi. «M’Bolhi est dans nos plans, il est sélectionnable mais il y a d’autres gardiens et j’aime ça», avait assuré le sélectionneur de l’EN. Un peu moins de deux mois plus tard, le portier a fait son retour chez les «Verts».
Le fait qu’il évolue en seconde division d’Arabie saoudite avec Al-Qadsiah FC ne pose pas de problème pour son statut. En effet, Belmadi a sa propre conception des choses. «Nous sommes tous tristes qu’un joueur comme M’Bolhi joue en D2 saoudienne, ce n’est pas son niveau. Il a fait une erreur dans l’évaluation de sa situation l’an passé, il aurait pu rester en D1 et pas forcément dans le même club», (se) persuadait-il.
En outre, le driver des «Fennecs» a noté que «M’Bolhi a un tel amour pour l’EN, il a 36 ans, ce n’est pas si vieux pour un gardien. Dès lors qu’il a toujours envie de représenter la sélection avec passion et force, pour tout ce qu’il a fait. On compte sur Zeghba, Mandréa, Oukidja, Gaya aussi même s’il ne joue pas assez… mais Raïs a déjà été sans club mais il montrait un niveau en sélection. Je lui tends la main comme il a tendu 100 fois la main à l’Algérie».

Bon placement, anticipation et agilité
Par-dessus tout, Belmadi a précisé que «ce que je fais avec M’Bolhi, ce n’est pas du social. Il peut hausser son niveau». Contre les Suédois, le Raïs a conforté le constat du premier responsable de la barre technique de l’Algérie. Il a notamment sorti deux grosses parades (40e et 45e) mais aussi un tacle salvateur à la 65e minute qui a évité aux siens de sombrer sur un contre dangereux des locaux. M’Bolhi était déterminant et a su surnager dans une prestation terne de ses coéquipiers. Sur le penalty transformé par Forsberg (45’+2), il ne pouvait pas faire grand-chose.
Tout comme le break de Claesson (47’) qu’il avait mis en échec avec autorité à la 40e minute sur un face à face même si ce dernier était finalement signalé hors-jeu.
Samedi à l’Eleda stadium, M’Bolhi a marqué des points pour sa 91e capes. La barre mythique des 100 matchs avec «El-Khadra» n’est décidément qu’une question de temps. En tout cas, sa prestation ne fera que le conforter dans son statut de numéro 1 qu’il a verrouillé depuis 2010. La carrière est déjà remarquable avec une longévité impressionnante à l’échelle internationale. n