Par Rouchdi BERRAHMA
Socrate est un tueur à gages vivant seul et faisant le genre de choses qu’un gars solitaire et célibataire ferait. Un jour, il rencontre Nino, un Italien appartenant à la Famille. Le rital propose ses services au clan et quelques jours après, il s’en va quelque part et tue quelqu’un.
Comme le titre du livre l’indique, Socrate est un homme sans conscience et qui aime le fric, et logiquement, nous lecteurs devrions être repoussés par lui et ses actions. Mais comme c’est le cas avec le tueur sympathique de Lawrence Block, Keller, vous ne pouvez pas vous empêcher d’encourager le gars.
C’est un assassin et nous devrions le mépriser, mais il est tout simplement trop sympathique. Ce qui rend le personnage si attirant, ce sont ses réflexions intérieures sur la vie en général et la sienne en particulier.
Il a l’habitude de se rendre dans le garage du sage et énigmatique Wu où il apprend les techniques de la boxe thai, mais naturellement, il ne peut pas vraiment révéler quoi que ce soit sur sa vie de tueur. Et puis il y a les petites citations en tête de chaque chapitre qui nous font penser au chef d’œuvre « l’art de la guerre » de Sun Tzu. Je ne sais pas si c’est son ami Wu qui les lui a appris mais c’est vraiment très pratique comme conseils.
Pour son premier roman, Paul Chazen a réussi son pari. « Le fric ou l’éternité » est un roman court, simple et efficace. A découvrir vraiment.
Résumé éditeur
Ici, la Famille avait toujours régné en maître absolu. Socrate, lui n’en savait rien et n’en soupçonnait même pas l’existence. Mais comme au flipper, parfois il y a des rencontres qui bouleversent les destins ! Pour Socrate, ce sera Nino.
Et avec lui son cortège de tsunamis. Parce que, il faut bien le dire, tueur, ce n’est quand même pas un métier comme les autres ! Gratifiant ? Oui, bien sûr. Mais pas facile tous les jours de tenir sans arrière-pensée la balance du jugement dernier ! Parfois, il suffit d’un rien…
« Finalement, la seule chose qui ne changera jamais, c’est que tout change tout le temps… »