Cinq mois après avoir annoncé son lancement officiel, Abdelmadjid Tebboune a instruit les parties concernées sur l’activation du Fonds national de financement des start-ups (FNFS). Le président de la République a évoqué ce sujet qui lui est cher lors du Conseil des ministres tenu dimanche.
Lors de son lancement, début octobre 2020, en marge de la Conférence nationale des start-ups, Algeria Disrupt 2020, M. Tebboune avait mis en avant le mode de fonctionnement de ce fonds qui se distingue, avait-il souligné, par une « flexibilité » et une « tolérance aux risques ».
Ce nouveau mécanisme de financement permettra aux jeunes porteurs de projet « d’éviter les banques et la lenteur bureaucratique qui en découle, à travers cet outil qui se distingue par la flexibilité dont ont besoin les start-ups », avait-il alors insisté. Il sera ainsi financé par l’Etat et demeurera « ouvert au secteur privé et aux sociétés étrangères qui souhaiteraient y contribuer financièrement », avait souligné le chef de l’Etat.
Une annonce accueillie avec satisfaction par les porteurs de projet ciblés. Ces derniers se comptent par milliers dont une bonne majorité se bouscule au portillon des banques dans l’espoir de décrocher un crédit de financement que les règles de la bureaucratie chez ces établissements finissent souvent par anéantir. D’où l’urgence d’activer le FNFS qui a l’avantage de différer du mode de fonctionnement des fonds mis en place pour l’ex-Ansej et la Cnac, ouvrant la voie à une relation de partenariat entre le jeune investisseur et l’Etat. C’est, en effet, ce qui avait été souligné en juillet de l’année dernière, lors de l’annonce de ce nouveau fonds par le ministre délégué chargé des Start-ups, Yacine Oualid. Sa particularité réside dans la relation de partenariat qui donne droit à l’Etat d’être actionnaire au sein de la start-up créée, avec possibilité d’une entrée en Bourse de cette dernière, avait-il expliqué. Précisant que le fonds allait permettre aux jeunes porteurs de projet novateur de bénéficier d’un financement sans recours à la dette, tout en donnant un potentiel second souffle à la Bourse d’Alger, en y intégrant des entreprises (technologiques pour la plupart) à fort potentiel de croissance sur les court et moyen termes.
L’instruction donnée par le président de la République pour l’activation du FNFS intervient, faut-il le souligner, une semaine après l’inauguration par le Premier ministre, Abdelmadjid Djerad de l’accélérateur de start-ups Algeria Venture, basé au parc des Grands-Vents d’Ouled Fayet (Dounia Parc) à Alger. Cet établissement est chargé de la promotion et de la gestion des structures d’appui aux start-ups, dont visiblement leur financement. <