Le Front des forces socialistes (FFS) a tenu, avant-hier, son conseil national extraordinaire consacré aux prochaines élections législatives. Le parti a encore une fois évoqué son objectif en prenant part à cette élection.


Pour le FFS, sa participation répond à l’impératif, d’abord, « de gagner des sièges où ce sera possible », mais aussi « gagner l’estime de nos concitoyens pour nos idées, notre projet de consensus national et notre éthique politique ». Le FFS considère qu’il faut faire de ces élections, et ce, malgré « tous les obstacles érigés devant notre parti », un moment « d’affermissement de nos convictions ainsi que de consolidation et d’élargissement des positions du FFS sur l’échiquier politique national ».
« D’une certaine manière, il s’agit pour le parti de remporter non seulement des sièges mais aussi l’estime des Algériens pour la qualité de son engagement », ajoute encore le communiqué, avant de rappeler que « les élections sont un moment crucial de la vie du parti au niveau national, régional et en interne ».
Sur un autre volet, le FFS a estimé qu’il a été particulièrement ciblé ces derniers mois dans sa capacité à porter et incarner ses propres valeurs et principes par les relais médiatiques du pouvoir et par les diverses dissidences.
Pour contrecarrer cette campagne, le FFS veut que « la campagne électorale 2017 vise à constituer une réponse cinglante devant les citoyens sur la nature mensongère et antipolitique des différentes campagnes de propagande qui ont été dirigées contre le parti, mais aussi contre la lutte démocratique et la foi des citoyens dans l’action politique ». « Le FFS se doit, dans le fond et dans la forme, faire de ce moment une réponse sans ambiguïtés sur sa capacité, non seulement à respecter et mettre en œuvre ses principes fondateurs et ses valeurs directrices, mais aussi à les faire partager avec un nombre croissant de concitoyens et de partenaires divers », ajoute le communiqué. Précisant qu’en politique « les notions de faiblesse et de force ne reposent pas uniquement sur le facteur du nombre, particulièrement dans un contexte structurellement hostile à l’Etat de droit, à la démocratie et à la souveraineté populaire ». « La force pour un parti militant dans ces conditions hostiles repose prioritairement sur sa cohérence politique, ses capacités organisationnelles et sa cohésion militante », relève encore le communiqué.
En réaction aux derniers événements qui ont secoué le parti, le FFS considère qu’il a été constamment ciblé par ses adversaires « dans la capitalisation sur ces trois segments de son organisation ». « La propagande du régime et des forces hostiles au FFS a toujours porté sur la cohérence politique de ses choix (…). Les dissidences ont toujours voulu frapper la cohésion militante et les deux ensembles ont participé à entamer la confiance en eux-mêmes et en leur parti et contribué à en diminuer les capacités organisationnelles», réagit le FFS. Avant d’ajouter à l’adresse des militants qu’il « faut garder constamment à l’esprit que la campagne électorale est un moment où le parti est mis en permanence sous le regard de la population autant que des adversaires politiques. Si l’Hocine, dans divers messages au conseil national a mis en garde contre «la culture du commérage» (message de 2007 notamment) comme un facteur de désunion et de dépolitisation ».