PAR NAZIM B
Si la date de la tenue du Congrès ordinaire du FFS est désormais connue, la forme que devra prendre l’organigramme et le fonctionnement du parti, traversé par des malentendus permanents au sein de sa direction, demeure méconnue. Les choses vont devoir s’éclaircir d’ici le mois de septembre, échéance choisie pour la tenue de ces assises.
De nombreuses questions relevant de l’aspect statutaire se posent dans la maison FFS, notamment celle qui évoque le devenir de l’Instance présidentielle qui fait office de « tête » du parti, mais dont la collégialité, censée la caractériser – elle est composée de 5 membres – n’a pas épargné au parti de vivre des tiraillements inconciliables et des crises qui n’ont pas trouvé d’arbitrage en interne.
Pour ce qui est des nouveautés que le prochain congrès du FFS peut apporter du point de vue organique, il s’agirait, selon des voix internes, de trancher la fin de l’Instance présidentielle (IP) qui verrait le nombre de ses membres réduit, comme première étape, à trois membres, pour « limiter » le champ des malentendus possibles.
Cet « aménagement » semble faire consensus au sein du parti, fait savoir notre source, qui explique qu’une fois le nouvel article validé et introduit dans les nouveaux statuts, les congressistes seront appelés à élire le président du parti ou à désigner, par les membres du conseil national nés du même congrès, le secrétaire général, selon ce que dicteront les nouveaux textes. « L’option du secrétaire général du parti est celle qui récolte le plus d’adhésions », fait savoir notre source, estimant que la « reconduction de la même architecture équivaut à un déni de la réalité ». C’est la raison pour laquelle de nombreux militants activent pour une révision des statuts qui signerait l’abandon de cette option de l’Instance présidentielle du FFS qui aurait révélé ses limites.
Preuve en est, le congrès se prépare alors que deux membres de cette IP sont en rupture de tout contact avec les instances du parti. C’est dire que l’enjeu de ce rendez-vous organique a davantage trait à l’architecture que prendra le fonctionnement du parti, dont l’Instance présidentielle a choisi, le 29 septembre, pour l’ouverture de ce congrès, soit la date coïncidant avec la célébration du 59e anniversaire de la création du parti en 1963.
« Au plan organique, et dans le prolongement de la décision de la convocation du 6e congrès ordinaire le 22 mars 2021, l’instance présidentielle, conformément à ses prérogatives statutaires et réglementaires, fixe la date du 6e congrès ordinaire du parti pour les journées des 29, 30 septembre et 1er octobre 2022 », a annoncé dans la soirée de jeudi dernier Hakim Belahcel, de la même IP, dans un discours prononcé hier à l’occasion du 35e anniversaire de l’assassinat d’Ali Mecili, à Paris le 7 avril 1987. « L’instance présidentielle instruit le premier secrétaire national et l’ensemble des instances locales et nationales du parti à redoubler d’efforts, afin de réunir toutes les conditions pour la réussite de ces assises », a-t-il souligné, ajoutant que la direction du parti œuvre à « ouvrir les portes à toutes celles et à tous ceux qui partagent nos valeurs politiques et éthiques, et qui aspirent à porter avec nous l’héritage historique légué par feu Hocine Aït Ahmed, Ali Mecili et plusieurs générations de militantes et de militants ».
S’agissant de la situation du pays, M. Belahcel a souligné que « face aux multiples bouleversements que connaît le monde actuel, il devient impératif et urgent de démocratiser les institutions, pour s’assurer l’adhésion du peuple algérien, préserver la souveraineté nationale et garantir pleinement son indépendance économique ».
Selon M. Belahcel, le FFS « reste résolument engagé à promouvoir les efforts politiques, pacifiques et patriotiques pour sauver notre nation d’un effondrement que l’on sait inévitable si rien ne change », considérant que « l’instauration d’un climat d’apaisement général est nécessaire à l’ouverture d’un dialogue de toutes les parties représentatives de la société civile et politique, pour convenir d’un programme consensuel de sortie de crise sur le plan politique, économique et social ». n