Le Front des forces socialistes (FFS) a réagi, samedi dernier, à la décision du président américain Trump de faire d’El Qods la capitale d’Israël. Une décision qu’il « dénonce » car « elle constitue un mépris flagrant pour les droits historiques et politiques du peuple palestinien ».

Dans un communiqué signé du premier secrétaire, Mohamed Hadj Djilani, le FFS estime qu’en « annonçant qu’elle considérait officiellement El Qods comme capitale de l’Etat hébreu, l’Administration américaine vient de prendre une décision majeure dans son soutien indéfectible à la colonisation israélienne de la Palestine. 

En violation manifeste des décisions des Nations unies et au mépris de son prétendu rôle de médiateur dans le conflit qui oppose le peuple palestinien à l’occupation coloniale israélienne ». Il reproche à l’Administration américaine de participer à la déstabilisation d’une région déjà fragilisée par « un contexte géopolitique marqué par une déstabilisation brutale ». Il considère que « cette situation de prime à la violence de l’occupation coloniale et de mépris pour la lutte des peuples pour le droit de vivre libres sur leur terre n’aurait pas pu s’exprimer de façon si arrogante sans la complicité des élites dominantes de la région empêtrées dans des luttes de pouvoir sectaires, suivistes et capitulardes à l’extérieur et intraitables dans leur rapport belliqueux aux peuples et aux partenaires régionaux ».
Pour le FFS, « les bouleversements majeurs que connaît notre monde n’auront d’issue positive que pour les peuples qui sauront s’unir autour de la défense de leur intérêt commun ». Enfin, il exprime « sa totale solidarité avec le peuple palestinien dans sa lutte anticolonialiste légitime pour le recouvrement de ses droits inaliénables »