PAR NAZIM B.
Le Front des forces socialistes (FFS) multiplie les rencontres organiques en perspective de son congrès ordinaire, prévu dans les prochains mois.
Le plus vieux parti de l’opposition a tenu, hier, dans cette finalité une rencontre qui a regroupé les présidents d’APC, les élus APW, les responsables de fédération et des cadres du parti, un rendez-vous précède ainsi la conférence nationale des élus que le parti prévoit vers la fin du mois en cours.
Cependant, l’absence à cette rencontre de deux membres de l’Instance présidentielle, à savoir Sofiane Chioukh et Mohamed Hadji, est révélatrice de la persistance des divergences au sein de la direction du parti qui a ainsi perdu de sa cohérence et de son union.
«C’est une situation organique incompréhensible que celle que vit le parti, actuellement, à quelques mois d’un congrès qu’on veut ordinaire», confie un membre du Conseil national. «Une instance présidentielle désunie et partie en lambeaux, avec deux membres en rupture avec les trois autres qui la composent, secrétariat national gelé, premier secrétaire qui ne fait pas l’unanimité, cela ne permettra pas de préparer un congrès comme si de rien n’était», ajoute notre source.
Pour sa part, le premier secrétaire, Youcef Aouchiche avait déjà annoncé que la conférence nationale des élus «qui intervient quelques mois après les élections locales et avant l’organisation du 6e congrès national du parti, revêt un double intérêt pour le FFS».
«Au plan politique, il s’agit de formuler concrètement les propositions du parti sur la nécessité d’abroger les codes régissant la commune et la wilaya et d’élaborer un texte qui donnera plus de prérogatives aux élus locaux et permettra une réelle décentralisation des pouvoirs», a-t-il ajouté. «Au plan organique, cette rencontre sera une opportunité pour s’entendre sur les axes d’un modèle de gestion que nos élus auront à réaliser durant leurs mandats et une occasion de formation sur des thématiques qui ont un lien avec la gestion locale», a relevé le même responsable.
Hier, Youcef Aouchiche a évoqué dans son allocution le prochain congrès en estimant que ce rendez-vous se prépare dans de «bonnes conditions», citant «quelques retards» en lien avec les différentes échéances qui ont marqué la scène politique nationale.
«Notre congrès, le 6e, n’est pas une simple échéance interne. Nous comptons en faire une étape nationale de rassemblement et une tribune politique pour lancer des débats en mesure d’apporter des réponses aux problèmes complexes que vit le pays», a-t-il dit.
A rappeler que les divergences au sein de l’IP sont devenues inconciliables depuis la décision prise – sans l’aval de deux membres- de dissoudre le secrétariat national et de charger Youcef Aouchiche de former une nouvelle équipe. Une décision qui a fait réagir Soufiane Chiouk et Mohamed Hadji.
Ces deux membres ont ainsi critiqué la démarche de l’instance présidentielle du parti en rappelant que cette instance avait désigné le premier secrétaire en date du 31/08/2020 pour un mandat d’une année conformément aux textes du parti. «Nous avons demandé à nos camarades membres de l’instance présidentielle de l’inviter à présenter son bilan devant les membres du conseil national et à désigner un nouveau premier secrétaire, conformément aux textes du parti, avec un secrétariat réduit pour préparer le prochain congrès national. Mais, notre demande s’est toujours heurtée au refus de ces derniers», reprochent les deux contestataires.
«Nous avons pris nos responsabilités pour vous informer, en premier lieu, pour que tous ensemble nous allions examiner et chercher les voies et moyens de sortir le parti de cette situation», ont-ils ajouté. <