PAR NAZIM BRAHIMI
Le Front des forces socialistes (FFS) a eu un week-end chargé en activités en multipliant les rencontres avec ses fédérations (Béjaïa, Tizi Ouzou, Sétif, Alger) durant lesquelles ont été mobilisées les troupes en vue de la campagne des élections locales.
Des actions qui ont été accomplies dans un environnement plutôt hostile de la part d’une «rue», un handicap qui s’ajoute aux «contraintes» administratives mises en avant par les membres de la direction nationale qui se sont exprimés lors de ses rencontres.
Dans la capitale des Hammadites, les dirigeants du parti sont revenus sur le contexte dans lequel va se dérouler cette échéance en défendant son option de participation en mettant en avant l’ambition «de reconquérir au moins le nombre de siège actuellement occupés dans les assemblées» et surtout se montrer à «la hauteur des enjeux dont ces joutes sont porteuses».
Les intervenants ont énuméré les données et les faits qui rendent «importante» cette échéance selon la lecture du parti, estimant unanimement que ce rendez-vous intervient «dans un moment crucial marqué par une hostilité tous azimuts contre la souveraineté et l’unité nationale».
Les responsables du FFS ont estimé, à cette occasion, que le pays «est dans le collimateur des tentations néocolonialistes, des forces et des rentiers de l’immobilisme politique». «Le FFS fait acte de résistance. Le parti ne s’est jamais dérobé et il a toujours fait face aux séparatistes et aux réseaux sociaux», a indiqué Hakim Belahcel, membre de l’Instance présidentielle qui est monté au créneau à travers un discours musclé contre «ceux qui se font plaisir à attaquer» le parti.
Pointant du doigt «la criminalisation de l’engagement politique», M. Belahcel a relevé à l’adresse des militants et des candidats qui ont prêté serment, que ce qui «nous attend est très difficile. On a voulu faire une OPA pour que le FFS ne soit pas présent lors des prochaines élections. Mais nous y sommes. Et j’espère que l’on regagnera nos fiefs». Pour sa part, Youcef Aouchiche, premier secrétaire du parti, le FFS, «doit lancer une offensive pour récupérer l’espace public», exprimant «une solidarité entière» avec les détenus et de dire que «le parti ne souffle pas le chaud et le froid» en réponses aux critiques que le parti essuie dans ce registre.
«J’ai le droit de m’exprimer et de dénoncer les arrestations de tous les militants politiques et prisonniers politiques», a-t-il encore déclaré, estimant que les militants et sympathisants du FFS «devraient être fiers de la position du parti qui a pris une position juste, fondée sur une analyse profonde de la situation politique, économique et sociale».
Le FFS, a-t-il ajouté, «a défendu tous les pluralismes, politique, syndical», soulignant que sa formation politique «n’est pas dans une logique de confrontation», faisant remarquer que parmi les objectifs du parti à travers cette échéance électorale : la récupération de l’espace public malgré les adversités.
L’orateur a ainsi soutenu que «c’est d’ailleurs pour cette raison que les instances du parti ont longuement réfléchi avant de s’engager dans cette joute électorale», ajoutant que les deux principes ayant ont motivé la participation du FFS aux prochaines élections locales sont l’intérêt national et l’intérêt de la population, auxquels s’ajoute la volonté de «barrer la route aux aventuriers ainsi qu’aux forces de l’argent sale».n